Ce lundi 19 octobre, au stade Paul-Lignon (20 h 45), Rodez et Montpellier s'affrontent dans un duel qui met en lumière deux des meilleurs gardiens de Ligue 2 : le Ruthénois Quentin Braat et le Montpelliérain Simon Ngapandouetnbu. Leur confrontation promet d'être intense, d'autant que le gardien montpelliérain a voté pour son homologue ruthénois lors de la désignation du meilleur gardien de Ligue 2 la saison dernière.
Un vote de respect entre gardiens
« L'an dernier, j'ai voté pour lui. Il n'y avait pas mieux, il était le meilleur », confie Simon Ngapandouetnbu. Ni abstention, ni vote blanc, un bulletin sincère. Les gardiens se défient de loin, dans un miroir inspirant. Pour mieux se révéler à eux-mêmes. « Entre gardiens, on a une petite compétition. Je vais essayer de faire mieux que lui. Cela m'encourage », précise l'international camerounais (24 ans, 2 sélections).
Des trajectoires contrastées cette saison
Depuis l'été, les deux hommes vivent des débuts de saison opposés. La blessure de Quentin Braat, dès la 1re journée, a plombé la défense aveyronnaise, la plus poreuse de Ligue 2 avec 18 buts encaissés. Simon Ngapandouetnbu, lui, verrouille la défense héraultaise : cinq buts encaissés, cinq clean sheets en huit journées et une autorité exponentielle. Le retour de Braat à Saint-Étienne n'a pas évité la défaite (2-0) mais a rassuré.
« Dans un puzzle, il peut y avoir des pièces essentielles. Quand vous les perdez, ça peut changer le visage d'une équipe », remarque Zoumana Camara, le coach montpelliérain. Pour Quentin Braat (29 ans), le chemin a été long. Passé par Niort, où il a fait la paire avec Mathieu Michel, ou Oviedo, il a dû patienter. « Il avait besoin de temps de jeu pour prendre confiance. Aujourd'hui, cet athlétique gardien (1,94 m, 90 kg) est complet. Et c'est un bon mec. Notre brochette de gardiens, à Niort, a gardé un groupe sur WhatsApp », sourit la doublure montpelliéraine.
Ngapandouetnbu, l'ascension d'un Lion
Longtemps calfeutré dans l'ombre à Marseille, notamment de son idole Steve Mandanda, « Simon » avance à grands pas. Un an après son arrivée, et une adaptation en Ligue 2, il prend un peu plus de place dans le but de Montpellier. « Il me fallait une saison pour m'acclimater. Pour comprendre l'attente du coach, la Ligue 2. Depuis, j'ai progressé au niveau de la concentration. Au niveau de la confiance en moi et celle de mes coéquipiers. Ça aussi me rassure », avoue-t-il.
Simon Ngapandouetnbu rassure derrière une défense solide autour d'un axe complémentaire Laporte-Mouanga. Et écope quand elle dérive un peu comme devant Grenoble (2-0). « Par sa sûreté, ses arrêts décisifs, il a encore pris plus d'envergure », apprécie Camara. Sous son flegme et son style, trahis encore par quelques trous de concentration, il affiche une autre maturité.
Le Franco-camerounais grandit aussi derrière les Lions Indomptables. Titulaire devant la Côte-d'Ivoire, pour sa 2e sélection dans une cage ouverte au renouvellement, il voit plus loin. Prêt à relever cet autre gant.