Teddy Riner a officiellement renouvelé son engagement avec le PSG Judo ce mercredi, lors d'une annonce au Parc des Princes. Le triple champion olympique individuel chez les lourds, âgé de 37 ans, prépare son ultime défi : décrocher une quatrième médaille d'or olympique à Los Angeles en 2028. Son précédent contrat s'était achevé en 2025, mais comme il n'a pas combattu depuis, cette nouvelle était passée inaperçue.
« Paris, c'est ma maison »
« Paris, c'est ma maison, mon premier amour, a déclaré le judoka. Ça a été mon club formateur, je ne concevais pas de finir ma carrière ailleurs. » Teddy Riner, qui a débuté au club il y a près de vingt ans, n'est « jamais parti bien loin », comme il le dit lui-même. Son palmarès impressionnant compte 11 titres mondiaux et 5 médailles d'or olympiques, dont deux remportées par équipe.
À 37 ans, le Guadeloupéen n'est pas rassasié. « J'ai encore envie de faire de belles et grandes choses dans ce sport, assure-t-il. Tant que le plaisir est là, je continue. Si ce n'était plus le cas, si j'avais senti quelque chose en moi qui m'empêchait de me lever le matin, j'aurais arrêté. Aujourd'hui, je suis toujours hyper content de me lever le matin pour aller m'entraîner, et encore améliorer mon judo. »
Un chemin semé d'embûches
Le chemin vers Los Angeles s'annonce difficile. Teddy Riner a été contraint de déclarer forfait pour les Mondiaux d'octobre en raison d'une blessure à l'épaule, la même qui l'avait opéré en 2013. Il a également subi une intervention au coude. « Je vois un chemin sinueux, montagneux, projette-t-il. Ça ne va pas être facile, bien évidemment. Il n'y a jamais rien de facile dans notre sport. C'est dur d'aller chercher ces médailles. C'est des années pour des secondes. »
Le choix de s'inscrire dans le projet PSG était naturel pour lui, lui qui n'a plus combattu depuis décembre 2024, en Ligue des champions avec le club parisien. « L'objectif pour moi, c'est de donner, en tant que grand frère et locomotive, l'envie à ces jeunes de prendre un peu la relève, de leur montrer la voie, explique Riner. Et sportivement, on veut gagner une Ligue des champions. »
Une préparation minutieuse
Dans un monde idéal, il aurait fait ses débuts fin octobre pour le rendez-vous à Paris, mais les délais seront trop courts. « Je vais faire mon maximum pour revenir de cette blessure, mais vous me connaissez, il faut savoir être patient, tempère-t-il. On va y arriver, step by step. On veut que ce soit solide. Ce sont mes deux, trois dernières belles années. Je veux mettre un point d'honneur à ce qu'elles soient belles, positives. Je veux les faire dans de bonnes conditions et surtout dans la bonne humeur. »
Sorti des classements mondiaux, Teddy Riner devra sélectionner avec soin les compétitions auxquelles il participera dans les mois à venir. Il y en aura « cinq, six » dans son esprit, « pour bien se placer dans le top 10 » et valider sa qualification. Cela inclut probablement les championnats du monde de l'an prochain et quelques Grands Chelems.
« J'ai prouvé que chaque fois que je montais sur un événement, c'est pour la première marche et la plus belle des médailles, rappelle-t-il, déterminé. Je veux un judo parfait comme à Paris, mais encore mieux. Pour terminer et tourner la page de ma carrière comme il se doit. » L'opération Panthéon est lancée.



