À 24 ans, Léon Marchand, septuple champion du monde, continue d’avaler les records et s’impose aux championnats d’Europe cet été. Le nageur français, entré dans la légende du sport à seulement 22 ans lors des JO de Paris, doit désormais relever deux défis principaux : garder l’envie de se surpasser et gérer sa notoriété. Il se dévoile dans une série documentaire intitulée « Léon, au-delà de l’or », réalisée par son père Xavier et diffusée sur France 2 mardi 1er septembre. Déjà vue plus de 2 millions de fois sur la plateforme France TV, elle invite les téléspectateurs à une plongée dans son nouvel univers.
Un carburant fait de sensations et de voyages
Invité de France Inter ce lundi matin pour en parler, Marchand a livré quelques pistes sur la manière dont il gérait sa vie et sa carrière dorénavant. « Le carburant, c’est mes sensations, l’amusement, le voyage », confie-t-il. Plus que les médailles en elles-mêmes, donc. Par exemple, il se souvient très bien de la joie de sa famille et de ses coachs après ses titres olympiques, beaucoup moins des podiums.
Vivre aux États-Unis, « une chance » pour sa routine
Au cours de son entretien à la radio, le Toulousain a reçu des messages vocaux de Kylian Mbappé et d’Antoine Dupont. Le capitaine des Bleus du foot l’a félicité pour ses titres sur 200 mètres papillon et 400 mètres nage libre aux championnats d’Europe début août, avant de lui demander « comment il gère ce nouveau statut de personnalité importante pour nous, en France ».
Réponse de l’intéressé : « Je fais comme je peux, je m’améliore, je pense que je suis de plus en plus à l’aise avec tout ça. J’ai une chance, c’est que je ne vis pas en France, on ne va pas se mentir. J’ai ma vie qui est aux États-Unis, je m’entraîne là-bas, ma routine est la même depuis avant les JO de Paris 2024. Ma vie n’a pas trop changé là-bas. Avec la popularité, ça m’aide à avoir une vie normale. »
Une paranoïa légère lors de ses retours en France
Marchand avoue tout de même qu’il devient parfois un peu parano quand il est de retour au pays, comme en ce moment. « Ça fait trois mois que je suis en France et en soi je peux vivre normalement. C’est juste que dans ma tête, j’ai toujours ce scanner de me dire "lui, il m’a repéré, il a envie de prendre une photo, etc.", explique-t-il. C’est pas grave, les gens sont gentils, c’est de l’amour qui est donné. »
Le nageur « préfère quand même être incognito aux US, poursuit-il. Je trouve ça plus calme et plus facile. » On imagine qu’il va donc encore rester quelques années auprès de Bob Bowman, son entraîneur à l’université du Texas à Austin. En plus, Marchand dispose là-bas d’un compatriote avec qui il partage beaucoup de choses.
Une amitié avec Victor Wembanyama
Victor Wembanyama, autre pépite du sport français, habite non loin, à San Antonio. Les deux athlètes se rencontrent régulièrement, aussi grâce à leur sponsor commun (Nike). Et ils s’entendent très bien. « On s’est un peu reconnus dans la façon de parler de nos ambitions, de nos objectifs, d’élargir nos horizons, notre curiosité. J’ai trouvé qu’on se ressemblait plutôt pas mal », a raconté le Toulousain en souriant.



