Kevin Lamour, ancien secrétaire général de la Fédération française de football, a officiellement annoncé sa candidature à la présidence de la Fifa, prévue pour le 21 mars 2027. Il se pose en opposant direct à Gianni Infantino, le président sortant, qu'il accuse de dérive autoritaire et de manque de transparence.
Un parcours au service des réformes
Agé de 52 ans, Kevin Lamour a passé plus de vingt ans dans l'administration du football français. Il a notamment piloté la modernisation des instances nationales et la digitalisation des compétitions. Son programme, intitulé « Une Fifa pour tous », propose une limitation stricte des mandats à deux termes de quatre ans, la publication intégrale des rémunérations des dirigeants, et la création d'un comité d'éthique indépendant.
Des soutiens dans les fédérations
Selon le journal Le Monde, Lamour affirme avoir déjà obtenu le soutien de huit fédérations nationales, dont celles de Norvège, du Danemark et de l'Afrique du Sud. « Je ne suis pas un homme de réseaux, mais un homme de solutions », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Paris. Il critique ouvertement la gestion d'Infantino, notamment la récente réforme du calendrier international qui, selon lui, surcharge les joueurs.
Un défi à l'ordre établi
La candidature de Lamour est perçue comme un défi sérieux à l'hégémonie d'Infantino, qui brigue un troisième mandat. Les élections se dérouleront lors du congrès de la Fifa à Doha, au Qatar. Lamour promet de « rendre la Fifa aux 211 fédérations » et de lutter contre la corruption. Il propose également un plan de développement de 500 millions d'euros pour le football africain et asiatique, financé par une réduction des coûts administratifs.
Des réactions partagées
Les observateurs notent que Lamour manque de notoriété internationale, mais son expérience et son programme concret pourraient séduire les fédérations mécontentes de la gouvernance actuelle. « C'est un candidat sérieux, même si ses chances restent minces face à la machine Infantino », commente un analyste sportif cité par Le Monde. La campagne s'annonce intense, avec un débat télévisé prévu en janvier 2027.
Si Lamour ne remporte pas l'élection, il compte bien peser sur le débat et continuer à promouvoir ses idées de réforme au sein du football mondial, en s'appuyant sur les fédérations qui l'ont soutenu.



