Soupçonnée de maltraiter son enfant de 8 ans, avec la complicité de son compagnon, une mère de famille originaire de Nîmes est sortie du silence et nie les faits qui lui sont reprochés. Dans les colonnes du Parisien, elle affirme que son fils n'a jamais été privé de nourriture ni de boissons et que deux voisines, avec qui elle est en délicatesse, « se font des films ».
Des accusations de séquestration et de privation
Selon les témoignages concordants de plusieurs voisins, le petit garçon serait contraint de vivre reclus depuis le début des vacances scolaires au domicile familial à Nîmes, dans le Gard. Postées sur les réseaux sociaux, des images montrent des voisines faire descendre des sacs de nourriture depuis la façade de l'immeuble à destination de l'enfant, quelques étages plus bas. L'enfant aurait été séquestré dans une chambre surchauffée, sans eau ni nourriture.
Face à ces accusations, la mère se défend : « Mon fils n'a jamais été privé de nourriture ni de boissons. Tout est là, dans les placards et dans le frigo à sa disposition. » Elle assure également que « sa chambre ne ferme pas à clé », réfutant toute séquestration. Quant aux mots de détresse jetés par la fenêtre selon de nombreux témoins, elle l'affirme : « Ce n'est pas possible, puisqu'il peine à lire et à écrire. »
Un placement et une enquête en cours
Retiré depuis du domicile familial, le petit garçon a été placé en foyer le 14 août dernier. Dans un communiqué, la procureure de la République de Nîmes a fait savoir que l'enfant faisait l'objet d'une ordonnance de placement datée du 11 août 2026. Un placement demandé « par la mère, en proie à des difficultés croissantes face aux troubles de la personnalité de l'enfant, et par incidence à la mésentente au sein du foyer ».
Une version confirmée par la mère de famille, qui affirme avoir sollicité ce placement dans l'attente de trouver une solution. Une enquête pénale a été ouverte pour « soustraction, sans motif légitime, à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation de son enfant mineur ».



