Dimitri Delibes, nouveau trois-quarts du Montpellier Hérault Rugby (MHR), affiche clairement ses ambitions : « Je viens ici pour jouer des finales et gagner des titres ». Arrivé en provenance de Toulouse, le joueur de 27 ans s'est confié à Midi Libre sur ses premiers pas dans l'Hérault, ses objectifs et son adaptation.
Une intégration réussie malgré les changements
Dimitri Delibes se dit très satisfait de son arrivée à Montpellier : « Honnêtement, très bien. J'ai été bien accueilli, bien intégré dans le groupe aussi. Il y a plein de petits changements, de petites adaptations, mais on bosse dur et on se rapproche des coaches pour entrer au mieux dans le plan de jeu. » Il a d'ailleurs emménagé avec sa compagne, un « gros point positif » pour lui. Il connaissait déjà certains joueurs du club, et l'intégration se poursuivra lors du stage à Tignes.
Le natif de la région toulousaine ne semble pas dépaysé par ce changement d'environnement : « La suite, pour moi, après Toulouse, était plutôt logique. Je pense que j'arrivais au bout d'une phase à Toulouse et, pour moi, il fallait choisir au mieux mon prochain club. » Il considère Montpellier comme « une très belle destination, tant sur le plan sportif que sur le plan de la ville ».
Le MHR, un choix mûrement réfléchi
Plusieurs clubs étaient intéressés par le profil de Dimitri Delibes. Ce qui a fait pencher la balance en faveur du MHR ? Selon lui, le club est « dans le top 4 des équipes du Top 14 », avec un « gros pack » et un « jeu très physique ». Une dimension qu'il souhaite développer dans son propre jeu : « J'ai travaillé la physicalité (l'engagement dans l'affrontement physique). Donc, forcément, je pense qu'il y aura un petit temps d'adaptation. » Il souligne également la réputation du MHR en défense, un secteur qu'il veut améliorer : « C'est un point qu'il faut que je travaille. Il y a de vraies attentes sur le plan défensif. »
Le joueur quitte Toulouse, où la concurrence est énorme, pour chercher du temps de jeu à Montpellier. « Quand tu quittes Toulouse, forcément, c'est une grosse écurie. C'est un groupe qui bouge beaucoup, un club qui recrute beaucoup. Donc, aller chercher du temps de jeu, forcément, c'est un objectif », explique-t-il. Il compte s'imprégner du plan de jeu et apprendre à connaître ses nouveaux coéquipiers : « Pour l'instant, il y a beaucoup d'infos. Ça fuse un peu dans la tête. Mais ça fait du bien. »
La polyvalence, un atout pour s'imposer
Dimitri Delibes peut évoluer au centre comme à l'aile. Il affiche une préférence : « Moi, je préfère jouer au centre. Après, la polyvalence, forcément, ça ouvre des portes. » Il explique que le rugby a évolué, notamment dans le déplacement des ailiers : « Les ailiers ne sont pas faits forcément pour rester à l'aile. Il faut avoir cette appétence de traverser le terrain, d'aller chercher, de marquer le plus possible. » Mais au centre, « tu touches le plus de ballons, tu as beaucoup plus d'analyse et de choix à faire ».
Interrogé sur ses modèles, il cite Sonny Bill Williams, Tim Nanaï-Williams et Benson Stanley, des joueurs « qui avaient beaucoup de technique individuelle, mais aussi beaucoup d'agressivité ». Des qualités qu'il espère développer au MHR.
En dehors du rugby, Dimitri Delibes est un passionné de cuisine : « Je suis un grand cuistot. J'ai fait un CAP cuisine, donc j'aime bien cuisiner. Mais en faisant attention aux excès, bien sûr. Je suis passionné par ça, je suis tombé dedans avec ma mère. Tout petit, j'étais tout le temps dans ses jupons en cuisine. »
Le joueur arrive avec un titre de champion de France, mais il reste humble : « Quand je pars de Toulouse, le club a beaucoup gagné. Mais moi, au final, je n'ai pas disputé une seule finale. C'est ça aussi que je viens chercher ici, m'imprégner du groupe et aller chercher une place pour décrocher des titres, jouer des finales. » Il souhaite avancer avec cette équipe, qui n'a recruté que peu de joueurs cette saison, ce qui facilite l'intégration selon lui.



