Joueur aussi attachant qu’inconstant, Alejandro Davidovich Fokina n’est pas allé bien loin cette année à Roland-Garros, battu par l’Argentin Tirante au deuxième tour. Une surprise au vu du pedigree tout relatif de son adversaire, certes, mais une surprise presque anecdotique si l’on écoute l’Espagnol, surtout préoccupé par le fait d’avoir été abandonné sans prévenir… par son entraîneur, un certain Mariano Puerta, finaliste du tournoi en 2005 lors de la première victoire de Rafael Nadal.
« Il n’a parlé à personne »
Si des fausses rumeurs de bagarre avaient fuité, la vérité n’est pas beaucoup plus reluisante. « Après mon match face à Dzumhur au premier tour, on a mangé ensemble… Il a dit se sentir mal et est donc retourné à l’hôtel, a expliqué Fokina. Mais, sans qu’il ne se soit rien passé entre nous, trois heures après, il m’a écrit un long message pour me dire qu’il arrêtait la collaboration. Il n’a parlé à personne de l’équipe, il a juste pris l’avion pour Miami sans dire un mot. »
Et ce n’est pas fini : Mariano Puerta a bloqué tout le monde sur les réseaux sociaux, « même ma femme », a souri jaune l’Espagnol, pour ne pas avoir à rendre de comptes. Et de conclure : « J’ai entendu dire qu’il avait la même chose avec d’autres joueurs donc ça a l’air d’être habituel pour lui. Il m’a trahi, il a trahi l’équipe. » Voilà le reste du circuit prévenu si jamais Puerta, contrôlé positif en son temps, cherchait de nouveau à offrir ses services à qui que ce soit.



