Roland-Garros 2026 : Casper Ruud, victime d'un coup de chaud, se qualifie miraculeusement
Le Norvégien Casper Ruud, qui a eu cinq balles de match dans le 3e set face à Roman Safiullin, a dû batailler jusqu'à la 5e manche après avoir subi un terrible coup de chaud et des vertiges. Ce premier tour de Roland-Garros a tourné à un duel de zombies sous la canicule parisienne.
À la fin du 4e set, Casper Ruud, complètement éreinté, se laissait couler de l'eau froide sur le crâne pour redescendre en température. De l'autre côté, Roman Safiullin, allongé sur une serviette, tentait d'évacuer ses douleurs liées à la fatigue. Dans ce combat d'éclopés, c'est le mieux classé qui a gagné.
Après avoir laissé filer onze jeux consécutifs, le Norvégien est parvenu à renverser le match dans le 5e set pour se qualifier pour le 2e tour. Un sacré tour de force après être passé par des montagnes russes terrifiantes.
« J'ai vraiment eu un coup de chaud, racontait-il en conférence de presse. J'ai déjà ressenti ça quelques années plus tôt à Washington D.C. et j'avais dû abandonner. J'avais des vertiges, j'avais l'impression d'être un zombie. Heureusement, je menais encore 2 sets à 1, donc je me suis dit que j'allais essayer de faire redescendre ma température corporelle et m'accrocher pour le 5e set. Et heureusement, ça a marché. »
Les difficultés physiques de Casper Ruud ont débuté au milieu du 3e set, alors qu'il venait de faire le break et de prendre le large (3-1). « J'ai commencé à avoir des crampes au mollet et je me suis dit : oh merde, ça commence. J'ai essayé de gagner les points un peu plus rapidement pour ne pas avoir des crampes partout, mais je ne me sentais quand même pas bien, a-t-il confié. Ça a continué à s'aggraver et j'ai eu l'impression de prendre un mur. Je me sentais vraiment très mal mais j'ai continué, je préférais perdre 6-0, 6-0 qu'abandonner. »
Son salut est finalement venu de son adversaire, lui aussi en souffrance alors qu'il enchaînait les jeux sans la moindre opposition. « Il mettait des coups gagnants dans tous les sens et j'étais incapable de réagir ou de courir. Et pendant sa pause de trois minutes, j'ai pu redescendre un peu en température, prendre du temps pour reprendre de l'énergie. Et après ça, soit je perdais 6-0, soit je pouvais faire un truc. Et finalement, je suis arrivé à gagner. » Une course contre-la-montre commence désormais pour être prêt pour le 2e tour.



