Romane Miradoli décroche l'argent olympique en super-G, une première française depuis 24 ans
Miradoli en argent aux JO, première médaille française depuis 24 ans

Romane Miradoli brille dans le brouillard de Cortina avec une médaille d'argent historique

Dans les conditions difficiles de Cortina d'Ampezzo en Italie, la skieuse française Romane Miradoli a réalisé une performance exceptionnelle en terminant à la deuxième place du super-G des Jeux olympiques d'hiver 2026, mercredi 12 février. Derrière l'Italienne Federica Brignone, la native de Samoëns en Haute-Savoie a décroché la première médaille du ski alpin féminin français depuis près d'un quart de siècle, exactement vingt-quatre ans après le sacre olympique de Carole Montillet à Salt Lake City en 2002.

Un parcours semé d'embûches avant la révélation

Pour la pensionnaire de l'Inter Club Magland Désert-Blanc, ce résultat ne semblait pas évident après une entrée en lice décevante. Dimanche, elle avait terminé à une modeste 16e place en descente, une performance qui l'avait momentanément découragée. « Avant la descente, j'avais envie de rentrer chez moi, parce que ça n'allait pas du tout », a confié Romane Miradoli après sa course au micro de France Télévisions. Mais pour sa troisième participation aux JO, où elle n'avait jamais dépassé la 11e place, la Française de 31 ans a su se libérer de la pression.

« J'ai voulu me remobiliser, le super-G, c'est ma discipline », a-t-elle affirmé auprès d'Eurosport, rappelant sa seule victoire en Coupe du monde à Lenzerheide en mars 2022. « J'étais bien au départ, j'ai même plutôt bien dormi. Comme quoi, aucun départ ne se ressemble. » Et effectivement, Romane Miradoli a négocié idéalement son départ, signant un temps remarquable de 1 minute 2 secondes 41 sur l'exigeant tracé de l'Olimpia delle Tofane.

Des conditions météorologiques qui ont joué en sa faveur

Sous un léger blizzard, la Française a bénéficié de l'abandon de seize skieuses, dont plusieurs prétendantes au podium comme l'Allemande Emma Aicher, l'Italienne Sofia Goggia et l'Américaine Breezy Johnson, piégées par la piste et les conditions difficiles. Accusant d'abord un léger retard en haut du parcours, la skieuse savoyarde s'est montrée particulièrement à l'aise sur le bas, s'extirpant avec adresse des multiples difficultés.

Ce résultat confirme que Romane Miradoli vit actuellement la meilleure période de sa carrière, après avoir terminé deuxième du super-G de Saint-Moritz le 14 décembre, son premier podium depuis mars 2025. En plus d'apporter à l'équipe de France de ski alpin sa première médaille lors de ces JO, elle a effacé une marque tricolore supplémentaire en mettant fin à trente-quatre ans de disette française dans cette spécialité, depuis la médaille d'argent de Carole Merle à Albertville en 1992.

Une persévérance qui fait écho à celle de ses concurrentes

La persévérance affichée par la Française pour s'adjuger cette médaille fait écho avec celle de la skieuse qui l'a devancée au classement, l'Italienne Federica Brignone, gravement blessée en avril 2025 lors des championnats d'Italie. Le retour gagnant de la native de Milan, chaudement acclamée par ses supporteurs, tranche en revanche avec le pari manqué de Lindsey Vonn, qui a lourdement chuté en descente après une rupture du ligament croisé.

Elle-même convalescente pendant près d'un an en 2021, Romane Miradoli a su revenir à son meilleur niveau à Cortina, pour soigner son palmarès et vivre le plus beau jour de sa carrière. Cette médaille d'argent olympique marque ainsi un tournant historique pour le ski alpin féminin français, redonnant espoir et fierté à toute une nation.