Allianz Riviera : couvrir le stade pour les JO 2030 était faisable selon une étude
JO 2030 : couvrir l'Allianz Riviera était faisable

Une étude technique menée par Nice Eco Stadium, gestionnaire de l'Allianz Riviera, dévoile les coulisses d'un projet titanesque : couvrir et isoler le stade pour y aménager les patinoires de hockey des Jeux olympiques d'hiver de 2030. Bien que cette option ait été définitivement écartée par la municipalité, les détails de ce défi d'ingénierie, estimé à 80 millions d'euros, lèvent le voile sur l'organisation des Jeux.

Un défi technique de taille

Comment couvrir et isoler un stade habituellement dédié au football pour y installer une ou deux patinoires olympiques ? Le défi était de taille, mais pas insurmontable. Selon nos informations, une étude commandée par le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) d'Alpes 2030 a été réalisée par Nice Eco Stadium, société liée à la Ville de Nice par un contrat de partenariat public-privé jusqu'en 2041. L'étude, rendue il y a quelques semaines, conclut que l'opération est réalisable.

Maîtriser la température

Inauguré en 2013 à Saint-Isidore, l'Allianz Riviera n'a pas été conçu pour être coiffé d'un toit. Pourtant, le Comité international olympique (CIO) lui-même aurait suggéré cette solution, à condition de respecter le cahier des charges très exigeant de la Fédération internationale de hockey. Les principaux enjeux : la maîtrise de l'hydrométrie, de la température de la glace et de l'enceinte dans son ensemble.

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Première mission : couvrir le stade. Cependant, sa structure actuelle n'aurait pas pu supporter le poids d'une couverture, surtout en cas de pluie. Une structure intermédiaire métallique s'imposait, avec l'installation de poteaux pour la soutenir.

Objectif : stade étanche

Autre challenge : rendre le stade 100 % étanche, non seulement au niveau de sa toiture provisoire, mais aussi en prenant en compte chaque ouverture, escalier et ventelle. L'objectif était de livrer une glace parfaite pour les hockeyeurs, stars des Jeux d'hiver et plus grands pourvoyeurs de recettes billetterie, avec un potentiel de 900 000 billets vendus.

Une ou deux patinoires

Eric Ropert, directeur général de la Fédération française de hockey sur glace, avait estimé que le stade pourrait être séparé en deux par une paroi, avec une salle de 18 000 places pour le hockey masculin et une de 13 000 places pour le hockey féminin. L'idée était d'alterner les matchs : pendant qu'une patinoire se refaisait, l'autre se vidait. L'étude a également intégré un scénario avec une seule patinoire, ce qui supposait d'en aménager une seconde au Palais des expositions. Cette solution était validée par Éric Ciotti, mais l'option Allianz n'est plus d'actualité depuis son élection à la mairie.

Six mois d'indisponibilité

Pas question de priver l'OGC Nice de son stade fétiche pendant de longs mois. L'étude a conclu à une indisponibilité de six mois, voire un peu plus, mais des études complémentaires auraient permis d'optimiser ce calendrier. Le coût total, incluant aménagement et indemnisations, avait été estimé à 80 millions d'euros, couvert par le Cojop et largement compensé par les recettes. Cependant, cette question n'a plus lieu d'être : les JO 2030 ne se joueront jamais à l'Allianz Riviera.

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