L'Automobile Club de Monaco (ACM) dresse un bilan très positif de la 15e édition du Grand Prix Historique de Monaco, qui a attiré près de 50.000 visiteurs en trois jours. Géry Mestre, président de la commission des voitures de collection à l'ACM et l'un des principaux artisans de l'événement, revient sur ce week-end exceptionnel.
Un plateau record et des tribunes pleines
Cette édition a notamment été marquée par la présence du plus grand plateau de Formule 1 3L du monde, ainsi que de 11 Bugatti, une performance rare. Les tribunes étaient combles samedi, une première, et la billetterie affichait presque complet avant l'ouverture. Géry Mestre souligne : « Ce n'est pas une réponse commerciale mais factuelle. Tout le monde était très content. »
Des défis logistiques relevés
Malgré les contraintes d'espace à Monaco, l'ACM a dû refuser de nombreux concurrents. Mestre évoque la nécessité de gérer au mieux la communication avec les participants de multiples nationalités et la circulation dans les paddocks. « Il faut rester diplomate, surtout avec des propriétaires de voitures de grande valeur. Heureusement, tout s'est bien passé grâce à notre expérience. »
Un événement populaire et accessible
Le Grand Prix Historique séduit par son atmosphère unique : des voitures magnifiques, au bruit envoûtant, et des pilotes accessibles. « On peut parler au pilote, au mécanicien. C'est un vrai spectacle populaire », insiste Mestre. Le public, varié en âge, est différent de celui de la F1, avec des passionnés de vieilles voitures.
Des accrochages sans conséquence
Quelques accrochages ont eu lieu, mais les propriétaires restent confiants. Jean Alesi, après sa sortie de route, a reconnu sa faute avec fair-play. Mestre note que les pilotes sont des professionnels qui pilotent à fond, comme à l'époque.
La parade Ferrari, un temps fort
La parade de 12 Ferrari (1998-2011) a été l'un des moments forts. Les organisateurs réfléchissent à la reconduire. « C'était fantastique, bon enfant, les gens sont là pour s'amuser », se réjouit Mestre.
Déjà des pistes pour 2028
L'ACM prévoit d'analyser les retours des concurrents pour améliorer l'édition 2028. « L'idéal serait de mettre plus de voitures en piste, mais c'est impossible. Si cela ne tenait qu'à moi, l'Historique durerait toute la semaine », conclut Mestre avec humour.



