Le golf, un sport santé qui fait travailler endurance et concentration
Golf : un sport santé pour l'endurance et le mental

Le golf, un sport santé méconnu

Quoi de mieux pour fuir le tourbillon urbain et se mettre au vert que de se rendre sur un green de golf ? Rendez-vous initiatique est pris avec Jean-Charles Thoreux, au golf de Teynac à Beychac-et-Caillau, en Gironde. L’ancien joueur professionnel, fondateur d’une académie et désormais enseignant, frappe fort d’entrée en nous faisant remarquer qu’on a enfreint un premier code : le dress code. T-shirts et jeans doivent rester au placard. Il faut leur préférer un pantalon chino et un haut à col. Heureusement, on a pensé à ne pas se percher sur des talons hauts, car la marche fait partie intégrante de ce sport.

Un sport qui casse les préjugés

On n’est pas peu fier de faire baisser la moyenne d’âge dans cette discipline réputée être « un sport de vieux », « un loisir de riches » et même pas un vrai sport d’ailleurs. Que nenni ! En deux minutes chrono, Jean-Charles Thoreux envoie valser nos préjugés. Il rappelle d’abord que la moyenne d’âge est plus proche des 50 que des 75 ans. Il souligne ensuite que le golf est au programme des Jeux olympiques.

Endurance et concentration

« C’est un véritable sport santé », défend-il. « La voiturette de golf est réservée à ceux qui ne peuvent pas trop se déplacer car la marche fait partie intégrante de ce sport. Sur un 9 trous, les golfeurs vont marcher deux heures et quatre sur un 18 trous. Les parcours font jusqu’à 13 kilomètres avec des parties très vallonnées. Le golf fait travailler l’endurance et le cardio, mais aussi la coordination motrice, la souplesse musculaire tout en ménageant les articulations. La dépense énergétique est de 375 kcal par heure. »

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Ça, c’est pour les qualités physiques. Car il y a aussi le mental. « Le golf demande beaucoup de concentration, comme dans une partie d’échecs, et donc d’énergie ». Quant au prix, ce n’est pas au final plus cher qu’une salle de sport. Le grand air et la nature en plus. Et pour l’équipement, on trouve facilement des sacs d’occasion.

Un parcours semé d'embûches

« Un parcours de golf, c’est plein de pièges. » Il ne parle pas de monticules de terre laissés par des taupes, de nids-de-poule champêtres ou de guet-apens, mais bien d’une volonté délibérée de l’architecture du parcours de nous mettre des bâtons dans les roues, enfin des clubs dans les pieds ! Des virages, du dénivelé, des obstacles (buisson, plan d’eau), etc.

« C’est une activité difficile à pratiquer, en raison de la variété de coups », décrit Jean-Charles Thoreux. « Et dans le sac on a 14 outils, les clubs, qui ne font pas la même taille, n’ont pas la même forme et ne s’utilisent pas de la même façon selon l’endroit où on veut envoyer la balle. » Nous voilà bien pour arriver sur le green avec le moins de coups possibles quelle que soit la météo !

Par tous les temps

« Par tous les temps sauf sous l’orage, ça veut dire qu’on y va même quand il pleut ? » « Oui, souviens-toi que c’est écossais », rétorque Jean-Charles avec un flegme tout britannique. D’ailleurs l’initiation a à peine débuté que, déjà, on révise son anglais. Tee – pas tea, même si c’est l’heure, on revoit aussi l’accent ! – swing, miles – ah oui ils parlent toujours en miles –, green, fairway parfois so far away. On passe aux maths quelques minutes plus tard, avec le sentiment d’être mis à l’index – il faut avoir fait Polytechnique ! – tant on a du mal avec le calcul des points et le système de classement.

La balle prend son envol

Après la théorie, le practice ! Rien à voir avec le minigolf. « Il faut faire circuler le club autour de soi », conseille le prof. Quand on regarde faire Jean-Charles, ça a l’air simple, fluide. Puissance et précision. C’est moins flagrant quand vient notre tour. On se lance. On pense gainage, équilibre, bras en extension, regard fixe, transfert de poids. Dans un claquement caractéristique et un bruit de coup de fouet, la balle prend son envol sur fond de ciel bleu dans un sifflement qui brise l’air avant de retomber… quelque 70 mètres plus loin.

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Hé oh… au moins, elle a décollé ! La chance mêlée de fierté du débutant ? On sait qu’il faudra des heures et des heures pour faire et refaire ce même geste. Mieux vaut s’adjoindre les services d’un moniteur pour ensuite intégrer le parcours. Que de bonnes raisons de s’y mettre vraiment. Mais avant, il faut vraiment qu’on pense à demander les coordonnées du jardinier !

Prisé dans le Sud-Ouest

Au 31 décembre 2025, la ligue de golf de Nouvelle-Aquitaine comptait 58 484 licenciés et plus de 100 000 pratiquants, un niveau jamais égalé qui fait du golf le troisième sport le plus pratiqué dans la région. Acteur majeur de l’économie régionale via le moteur que constituent les 96 structures golfiques – 54 ont 18 trous et plus – le golf néo-aquitain rassemble plus de 200 associations sportives et 2 600 bénévoles. 157 000 parties officielles sont disputées par an, soit une distance parcourue totale de 1,57 million de km. La balle de golf est le deuxième objet le plus rapide (308,8 km/h) après un volant de badminton en smash (565 km/h).