Section Paloise : Un ancien rugbyman déplore l'évolution du rugby moderne
Section Paloise : Un ancien rugbyman critique le rugby moderne

Section Paloise : Une rencontre nostalgique avant le choc à La Rochelle

Comme à chaque semaine de match de la Section Paloise, et avant la confrontation de samedi à La Rochelle (21 heures), l'ancien pilier sectionniste nous offre un billet plein d'émotion et de réflexions. Il raconte une rencontre fortuite avec un supporter à la retraite, passionné comme lui par le club béarnais.

Une conversation au bord du terrain du Hameau

L'ancien joueur explique qu'il a croisé par hasard cet homme autour du terrain d'entraînement du Hameau. Ce dernier, un ancien des Lévriers d'Arzacq, venait y passer le temps par amour pour la Section. Malgré son âge, il gardait une vivacité d'esprit qui lui permettait de se souvenir du titre glorieux de 1964, un souvenir que certains ont tendance à oublier.

Le supporter se plaignait du froid dans les travées du stade, évoquant avec nostalgie les tribunes de la croix du Prince où il supportait mieux le gel. Mais cela ne l'empêchait pas de renouveler son abonnement : « Quand on aime, on peut bien supporter un Damart sous le maillot », confiait-il avec humour.

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Le rugby d'hier face aux méfaits de la mode

Dans le brouhaha des cris des joueurs et des sifflets des entraîneurs, le supporter a avoué à l'ancien pilier que ses chroniques lui laissaient une aussi bonne impression que les matchs auxquels il l'avait vu participer. Une marque de sincérité et de bon goût qui a touché le narrateur.

La conversation a naturellement glissé vers l'évolution du rugby. L'ancien joueur rappelle un article de « Sud Ouest Dimanche » en février 1989, lors d'un match contre La Rochelle marqué par des combats sur et en dehors du terrain. Ce rugby-là n'est plus à la page, déplore-t-il, soulignant qu'à 20 ans, on les qualifiait déjà de démodés.

Il critique le rugby actuel, qu'il estime trop influencé par la mode et la commercialisation. « Le rugby d'aujourd'hui sera lui aussi un jour victime de la mode, ringardisé par quelques chercheurs en ourlets et en efficience incontrôlée », prédit-il. Il insiste sur l'importance de porter le maillot avec élégance, sans céder aux tendances éphémères comme les couleurs diluées ou les designs collector.

Un appel à préserver l'essence du jeu

L'ancien pilier conclut sur une note poétique et humoristique. Il compare le rugby à une cour d'école où des cow-boys se battent contre des Indiens, rappelant que c'est toujours John Wayne qui gagne. Il encourage la Section Paloise à arracher ses plumes et à se mettre un chapeau, symbolisant une adaptation sans perdre son âme.

Cette rencontre champêtre, sous un ciel ensoleillé, a été un moment de rêverie et de réflexion sur un sport qui a profondément changé. Si le rugby n'est plus tout à fait le même, l'esprit de combat et de passion demeure, porté par des supporters fidèles comme cet ancien des Lévriers d'Arzacq.

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