Incendie dans l’Aude : trois agents de l’ONF en garde à vue
Le 3 juin 2026, trois agents de l’Office national des forêts (ONF) ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’incendie survenu en août 2025 dans l’Aude. Ce feu de forêt, qui a ravagé plus de 500 hectares, avait nécessité l’intervention de nombreux pompiers et mobilisé des moyens aériens.
Les faits remontent à l’été 2025
L’incendie s’était déclaré le 15 août 2025, dans un secteur boisé de la commune de Carcassonne. Les flammes, attisées par un vent violent, s’étaient propagées rapidement, menaçant des habitations et contraignant les autorités à évacuer plusieurs dizaines de familles. Grâce à l’intervention rapide des secours, aucune victime n’était à déplorer, mais les dégâts matériels et environnementaux étaient considérables.
Une enquête pour déterminer l’origine du sinistre
L’enquête, menée par la gendarmerie et le parquet de Carcassonne, cherche à établir les causes exactes de l’incendie. Les trois agents de l’ONF, entendus comme témoins, ont été placés en garde à vue pour « négligence » et « mise en danger de la vie d’autrui ». Selon des sources proches du dossier, ils pourraient avoir omis de signaler un départ de feu ou n’avoir pas pris les mesures nécessaires pour éviter sa propagation.
Les réactions
La direction de l’ONF a indiqué « coopérer pleinement avec la justice » et a rappelé que ses agents « respectent des procédures strictes en matière de prévention des incendies ». De son côté, le maire de Carcassonne a exprimé sa « confiance dans la justice » tout en soulignant l’importance de « tirer les leçons de ce drame pour renforcer la sécurité des massifs forestiers ».
L’incendie de l’été 2025 a également relancé le débat sur la gestion des forêts et les moyens alloués à la lutte contre les feux de forêt dans un contexte de changement climatique. Les associations environnementales réclament davantage de mesures de prévention et une meilleure coordination entre les services de l’État et les collectivités locales.
Les trois agents de l’ONF devraient être présentés à un juge d’instruction dans les prochains jours. L’enquête se poursuit pour déterminer les responsabilités éventuelles.



