Section Paloise : Un déficit d'efficacité qui persiste malgré les résultats mitigés
Les deux dernières sorties de la Section Paloise, avec une victoire contre le Racing (27-17) et une défaite à Parme (31-15) en huitième de finale de la Challenge Cup, ont mis en évidence un problème récurrent : le manque d'efficacité béarnais. Au-delà des difficultés à l'extérieur, depuis le début de la phase retour, ce déficit de réalisme est devenu l'un des principaux maux de l'équipe dirigée par Sébastien Piqueronies.
Un manque de coordination entre les lignes
Le troisième ligne Sacha Zégueur souligne les efforts réalisés : « On a beaucoup bossé dans la zone gold (de marque) ». Il ajoute : « Il s’agira de garder ce jeu d’avant dominant, et passer la balle aux trois quarts dans le bon timing ». Cette nécessité de mieux synchroniser les axes avant et arrière est confirmée par le centre international Fabien Brau-Boirie, qui insiste sur la confiance : « Il faut arriver à se coordonner en prenant un peu plus confiance. Cela nous permettrait de nous créer des situations plus faciles ».
La pression du sprint final
Fabien Brau-Boirie reconnaît également l'impact du stress en cette période cruciale : « On arrive dans le sprint final. On n’a pas forcément l’habitude d’être dans cette position-là. C’est un nouveau challenge, et peut-être que oui, il doit y avoir une certaine crispation ou du stress ». Cette tension pourrait expliquer les erreurs de précision observées récemment.
Une problématique globale selon Antoine Nicoud
Pour Antoine Nicoud, le problème est plus large et interconnecté. Il explique : « Tout est tellement lié et interpénétré… On a travaillé sur la technique, et beaucoup sur les intentions, un peu dans chaque zone du terrain ». Il pointe du doigt un manque de cohésion : « Il faut qu’on fasse mieux, qu’on joue à 15. Quand je dis à 15, ce n’est pas que les avants puis que les trois-quarts dans leur coin. C’est ce qui nous a certainement manqué ces derniers matchs : on était un peu coupés en deux peut-être dans cette zone ».
Nicoud reste optimiste malgré les difficultés : « On a été moins précis, il y a eu moins de connexions, mais ça va repartir ». Cependant, l'urgence est de mise pour corriger ces lacunes avant les prochains défis.



