Les années se terminant par le chiffre "6" sont des années fastes pour le Stade Piscénois. En 1996, il y a trente ans, le club de Pézenas décrochait le titre de champion de France de deuxième division en battant l’ASPTT Paris 12-9, le 9 juin à Roanne. La fête avait été mémorable, avec un Poulain venu accueillir les héros place du 14-Juillet, une traversée de la ville jusqu’à la place Ledru-Rollin, et une immense paella.
Les titres de 1986 et 1956
Moins connu, le bouclier des juniors Crabos remporté le 1er juin 1986 contre Vichy (9-3) à Tournon, il y a quarante ans. Et presque oublié, le premier trophée du club, conquis le 27 mai 1956 par les hommes du capitaine Jean André face à Verdun (17-0) à Chalon-sur-Saône, en finale du championnat de France Honneur. Il y a soixante-dix ans.
Claude Girard, dernier témoin de 1956
Un seul des glorieux aînés de 1956 est encore vivant : le trois-quart centre Claude Girard, auteur de deux des quatre essais en finale. Âgé de 96 ans, il n’a pas pu participer à la rencontre des champions, qui se sont retrouvés samedi dernier au bord de l’étang de Thau, avec leurs entraîneurs et dirigeants. L’occasion de se remémorer des anecdotes et les festivités d’antan.
Le doublé pour trois joueurs
Dix ans séparent le titre des juniors (1986) de celui des seniors (1996). Trois joueurs ont réalisé le doublé : Pierre Morel, Philippe Balsier et le regretté Luc Malavielle. Interrogés sur leur titre préféré, ils hésitent. Philippe confie : "C’est celui de juniors. Cette année-là, nous avions réalisé le doublé Championnat – Challenge des Provinces. Mais pour moi, l’équipe de l’année précédente était meilleure encore. Nous évoluions en Reichel et nous avions été battus en quart de finale par Colomiers où évoluaient les futurs internationaux Fabien Galthié et Stéphane Ougier."
Souvenirs de jeunesse et de maturité
Pour Pierre Morel : "1986, c’est le titre de la jeunesse. Celui où je me suis fait la plupart de mes amis. Celui de 1996, c’est celui de la maturité dans lequel nos compagnes nous ont accompagnés et qu’elles continuent à partager à nos côtés aujourd’hui."



