Frontignan : une nouvelle antenne 5G en garrigue provoque la colère des riverains
Antenne 5G à Frontignan : les riverains en colère

Depuis le 15 juin 2026, les habitants du chemin de la Bergerie à Frontignan assistent, impuissants, à l'implantation d'une nouvelle antenne relais de l'opérateur Free. Située à une cinquantaine de mètres de leurs habitations, cette structure de 12 mètres de haut s'ajoute à un premier pylône installé par Orange il y a six ou sept ans sur les hauteurs du même secteur, en plein cœur de la garrigue du massif de la Gardiole.

Un chantier qui rompt la quiétude des lieux

Les engins de chantier ont remplacé le chant des grillons, et les riverains déplorent la perte de tranquillité. Le terrain, classé en zone agricole non constructible sur le massif de la Gardiole, n'a pas permis à la commune de s'opposer au projet. Le service urbanisme de Frontignan a validé l'autorisation d'implantation, une décision encadrée par le Conseil d'État dans le cadre du déploiement national de la 5G.

Alertée par les plaintes, la mairie a envoyé le garde champêtre sur place. Son constat est sans appel : le chantier respecte le permis de construire déposé en 2025, notamment l'emprise au sol du socle (5 m² maximum) et la hauteur de la structure (12 mètres). « Nous n'avons donc aucun recours contre eux. On ne peut que subir », résument, dépités, les riverains.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une solution plus discrète réclamée

Les habitants ne s'opposent pas par principe à la 5G, mais ils demandent à la municipalité de négocier avec Free une solution plus discrète, comme une antenne déguisée en arbre. « Nous comprenons qu'il faille déployer la 5G. Mais dans un site aussi préservé et privilégié que la Gardiole, les opérateurs doivent faire un effort », plaide un riverain. Il s'étonne qu'une telle installation soit autorisée alors que toute construction est par ailleurs proscrite dans ce secteur.

Un propriétaire absent et une location lucrative

Autre source de mécontentement : le propriétaire de la parcelle, qui a donné son accord pour l'antenne, ne réside pas à Frontignan. Selon l'ancienne propriétaire, la location du terrain à l'opérateur lui permettrait d'arrondir ses revenus. Cette « verrue » imposée au paysage de garrigue renforce la colère des riverains.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale