Frontignan : Mickaël Escolano maintient la cohésion avant le quart de finale
Après une défaite en 8e de finale d'Occitanie qui a compromis leur montée en Régionale 2, les rugbymen de Frontignan ont su rebondir en Championnat de France. Le manager Mickaël Escolano explique comment il a gardé ses troupes mobilisées pendant les six semaines sans compétition, avant leur quart de finale contre Ennezat-Aigueperse.
Une gestion adaptée de la trêve
Dès l'élimination en Occitanie, l'équipe a réduit le rythme : un seul entraînement par semaine, couplé à une soirée de cohésion. L'objectif était de couper sans perdre le lien. Des matches amicaux ont été envisagés, mais difficile à organiser : les équipes encore en course ou déjà en vacances. Le Stade Montpelliérain a annulé, mais un entraînement dirigé avec une équipe loisir a permis de maintenir un semblant de compétitivité.
Une reprise progressive : une semaine avant le retour en 32e de finale, le club est repassé à deux entraînements hebdomadaires.
Un début de championnat poussif
Le premier match contre Castres, bien que gagné, a laissé un goût amer : manque de repères, continuité absente, physique emprunté. « Sans jouer pendant plus d’un mois, c’était logique », analyse Escolano. Il a fallu attendre le match suivant pour retrouver le vrai visage de l’équipe, celle qui avait brillé en phase qualificative et en barrage.
Le parcours en France s’est ensuite dessiné : un 32e serré, un 16e haletant avec Bollène, et un 8e où la chaleur a favorisé le jeu de mouvement face à des Bourguignons plus lourds. « Dans la boue, on aurait souffert », reconnaît le coach.
Le poids des matches sur les organismes
L’accumulation des rencontres a provoqué des blessures : quatre joueurs touchés aux croisés, les deux capitaines perdus (l’un en 16e, l’autre à l’entraînement). L’effectif est passé de 40 à moins de 30 joueurs. Malgré tout, le caractère reste intact. « Même quand on a manqué la montée de deux points, on a gardé la tête haute », souligne Escolano.
Le quart de finale les oppose à Ennezat-Aigueperse, un club du Clermontois. « C’est le charme de cette compétition : découvrir et rencontrer. Tous nos matches se sont déroulés dans un super esprit, sans carton rouge. Ça se dispute sur le terrain, puis on se serre la main », conclut-il.



