La Fédération française de rugby rejette la réclamation du Saint-Paul Sports après un derby houleux
La Fédération française de rugby (FFR) a officiellement rejeté, ce lundi 23 mars 2026 au soir, la requête déposée par le club du Saint-Paul Sports suite au match de Fédérale 3 arrêté prématurément à Saint-Sever. Ce derby landais, opposant Saint-Sever à Saint-Paul-lès-Dax, a été définitivement interrompu par l'arbitre aux alentours de la 70e minute, en raison d'une bagarre générale sur le terrain qui s'est propagée aux abords de la pelouse.
Un match tendu et une victoire contestée
Malgré cet incident, Saint-Sever conserve sa position de leader solide de la poule 10 de Fédérale 3, grâce à sa victoire 43-12 face à Saint-Paul-lès-Dax, enregistrée dimanche 22 mars 2026. Cependant, le club de Saint-Paul-lès-Dax a immédiatement suspendu le résultat en portant une réclamation auprès du Conseil fédéral de résolution de la FFR. Cette démarche visait à contester les conditions dans lesquelles le match s'est déroulé, mais elle a été jugée irrecevable.
Les motifs de la réclamation et la réponse de la FFR
Dans son courrier, le Saint-Paul Sports a appuyé sa requête sur trois éléments principaux :
- L'agression d'un de ses joueurs par une personne présente le long de la main courante.
- Des propos racistes qui auraient été tenus à l'encontre d'un autre joueur saint-paulois.
- Un défaut de personnel pour assurer la sécurité de la rencontre, le club estimant que seulement deux personnes étaient présentes.
La réponse de la FFR est formelle : aucun de ces motifs n'est recevable au regard du règlement. Selon l'article 450-1 des Règlements généraux de la FFR, une réclamation ne peut être déposée que sur des bases spécifiques, telles que la qualification ou l'identité des joueurs adverses, ou une erreur technique de l'arbitre. La FFR a précisé que les incidents signalés relèvent de la compétence du Conseil de discipline, conformément à l'article 13-1 du règlement disciplinaire.
Les précisions des clubs et les prochaines étapes
Bertrand Lasserre, coprésident de Saint-Sever, a tenu à apporter des clarifications concernant les allégations de sécurité. Il a affirmé que trois personnes étaient présentes pour assurer la sécurité, respectant ainsi la réglementation qui exige une personne pour 200 spectateurs, avec 400 spectateurs présents. Néanmoins, il s'attend à une sanction financière pour son club, en tant qu'organisateur de la rencontre.
Concernant les propos racistes, Bertrand Lasserre a souligné qu'ils n'ont à aucun moment été signalés à l'arbitre ou à la représentante fédérale par le joueur concerné. Sébastien Boueilh, président du Saint-Paul Sports, estime quant à lui que les responsabilités des accrochages sur le terrain sont partagées.
L'arbitre ayant rendu son rapport, les deux clubs s'attendent maintenant à être entendus par la commission de discipline de la FFR. Cette instance devra établir les responsabilités et prononcer les sanctions appropriées. Saint-Sever, qui participera vraisemblablement aux 32es de finale, et Saint-Paul-lès-Dax, éliminé de la course à la qualification après cette défaite, attendent désormais le verdict final.



