Norman Nato rate le podium des 24 Heures du Mans de justesse
Norman Nato rate le podium des 24 Heures du Mans

Dans le match pour la victoire, le pilote antibois Norman Nato (Cadillac) a terminé quatrième des 24 Heures du Mans ce dimanche. Après avoir longtemps mené la danse, la Cadillac n°12 pilotée par l'Azuréen et ses coéquipiers Will Stevens et Louis Delétraz est passée de justesse à côté du podium du double tour d'horloge sarthois. La victoire revient à la Toyota n°7 (Conway-Kobayashi-De Vries) au terme d'une féroce bagarre.

Un scénario palpitant

Pouvait-on imaginer un scénario plus ébouriffant ? Théâtre d'un combat d'une intensité folle d'un bout à l'autre, la 94e édition des 24 Heures du Mans a tenu en haleine l'innombrable public massé ce week-end autour du tracé sarthois taille XXL (13,626 km). Tandis que la Scuderia Ferrari, invaincue depuis 2023, n'a jamais été en mesure de réaliser la passe de quatre, c'est Toyota qui renoue avec le succès in extremis grâce au trio Mike Conway-Kamui Kobayashi-Nyck de Vries (n°7), ce dimanche sous le damier de la délivrance brandi à 16 heures.

La BMW n°20 (Frijns-Rast-Van der Linde) et la seconde Toyota (n°8/Buemi-Hartley-Hirakawa) complètent le top 3 final. La Cadillac pilotée par Norman Nato, l'Anglais Will Stevens et le Suisse Louis Delétraz échoue de justesse au pied du podium.

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Une ambition légitime

Lors de cette saison 2 sous la bannière étoilée de la firme de Detroit, le pilote antibois de 33 ans, 4e au Mans en 2025 avec Stevens et un autre Britannique Alex Lynn, ne visait rien d'autre que la victoire. Ambition légitime au volant de l'Hypercar V-Series.R, pourvue d'un nouveau pack aérodynamique étudié pour combler son léger déficit en vitesse de pointe.

Leader durant près de huit heures

Deuxième sur la grille de départ, en tête à la sortie du virage 1, la « Caddy » frappée du n°12 n'a jamais quitté les avant-postes. D'abord en embuscade, elle a pris les commandes de la course au petit matin lorsque sa sœur jumelle (n°38/Bourdais-Bamber-Aitken) a été stoppée par un problème de direction assistée rédhibitoire.

Lorsque le soleil a pointé ses premiers rayons, Nato menait la danse avec une quinzaine de secondes de marge. Sous l'impulsion de Stevens, l'écart a cru assez sensiblement. À 8 heures du matin, il culminait à 50 secondes. Mais Delétraz a ensuite été pénalisé d'un « drive through » pour vitesse excessive dans une « slow zone ». Et tout a été à refaire après une longue neutralisation de course derrière la voiture de sécurité.

De retour aux manettes, le natif de Cannes s'est retrouvé talonné par les deux Toyota revenues de loin (14e et 15e sur la grille) et la BMW jouant également la gagne. Tension maximale ! Il a jeté toutes ses forces dans la bataille… mais a dû composer avec des pneus se dégradant de plus en plus vite alors que le mercure montait en flèche.

À 11,9 secondes de la « boîte »

Au carillon de midi, après 20 heures de sprint non-stop, les quatre prétendants à la victoire étaient collés serrés en dix secondes… Affichant un meilleur rythme, les Hypercars japonaises ont pris l'avantage coup sur coup à 12 h 47 et 12 h 51. Le money-time était irrespirable.

Afin de faire la différence, le camp Toyota a différencié ses stratégies. Bonne pioche pour l'équipage de la numéro 7 qui a raflé la mise avec à peine 10,9 secondes d'avance sur la BMW. Nato, lui, a manqué la « boîte » pour 11,9 secondes. Un résultat forcément frustrant.

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