Le Comité international olympique (CIO) a enfin brisé le silence concernant l'éviction de Nice des Jeux olympiques d'hiver de 2030. Sollicité par Nice-Matin, l'instance basée à Lausanne précise que sa décision n'est pas encore définitive, mais que le temps presse. « Le Comité d'organisation finalise actuellement le plan directeur des sites pour les Jeux olympiques d'hiver des Alpes françaises 2030 », indique-t-elle.
Un processus rigoureux
Le CIO insiste sur la méthodologie employée : « Un travail technique approfondi et des analyses rigoureuses, couvrant l'ensemble des scénarios possibles, ont été menés ces dernières semaines selon une méthodologie claire, structurée et cohérente afin de permettre une prise de décision éclairée. »
Cette approche s'appuie sur l'expérience récente des Jeux de Milan-Cortina 2026, qui a démontré l'efficacité d'un modèle multi-clusters. Toutefois, le CIO met en garde : « Une dispersion excessive peut nuire considérablement à l'expérience globale des Jeux pour les athlètes, les délégations et les spectateurs. Elle peut également engendrer des difficultés opérationnelles et des coûts supplémentaires. »
Le projet initial en quatre clusters
Le CIO rappelle que le projet « Alpes françaises 2030 », approuvé en 2024, prévoyait la concentration de la plupart des sites en quatre clusters. Malgré d'éventuelles modifications, « l'objectif principal demeure la préservation de la cohérence d'ensemble permise par la concentration en quatre clusters ». La localisation précise de ces clusters sera déterminée par des critères techniques.
Cette position semble exclure un éclatement du pôle glace qui aurait permis à Nice de conserver certaines épreuves, à l'exception du hockey masculin. Le maire de Nice avait exprimé sa contrariété face à ce revirement, tandis que la ministre des Sports démentait toute politisation du dossier. Le CIO reste ferme : la cohérence du projet prime sur les intérêts locaux.



