JO-2030 à Nice : Les sites alternatifs pour le hockey sur glace seront-ils validés ?
Le suspense continue autour de l'avenir olympique de Nice. Ce mardi, une première réunion technique s'est tenue pour étudier les solutions alternatives proposées par la Ville en remplacement de l'Allianz Riviera. Initialement, le pôle glace devait s'appuyer sur la salle Nikaïa, un nouveau complexe omnisports olympique prévu devant Ikea, et surtout le stade de l'Allianz Riviera.
La dissension autour de l'Allianz Riviera
La controverse s'est cristallisée autour de l'utilisation du stade de football, qui devait être séparé en deux par une paroi, avec une salle de 18.000 places pour le hockey masculin et une salle de 13.000 places pour le hockey féminin, comme l'expliquait Éric Ropert, directeur général de la Fédération française de hockey sur glace.
Le stade de l'Allianz Riviera devait être recouvert d'un toit temporaire, avec un coût estimé à 80 millions d'euros, entièrement financé par le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) des Alpes françaises 2030.
Les propositions alternatives de la Ville de Nice
Face à cette situation, Éric Ciotti, maire (Union des droites pour la République) de Nice, a proposé des lieux alternatifs pour accueillir les épreuves de hockey sur glace. Selon des sources proches du dossier, la compétition masculine pourrait être déplacée au stade de rugby des Arboras, capable d'accueillir 12.000 à 15.000 places, tandis que la compétition féminine pourrait se dérouler au palais des expositions, dont la jauge est d'un peu moins de 10.000 places.
Les équipes du président (Renaissance) de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier, et celles du maire de Nice, Éric Ciotti, cherchent une solution d'ici la fin de la semaine, alors que la concurrence s'organise déjà en coulisses, notamment à Lyon.
Une décision cruciale à venir
Pour valider ou écarter l'alternative proposée par la Ville de Nice, une deuxième réunion technique est d'ores et déjà programmée ce jeudi 23 avril. Cette réunion sera déterminante pour l'avenir des épreuves de hockey sur glace à Nice dans le cadre des JO-2030.
Le débat s'intensifie alors que d'autres villes comme Lyon pourraient profiter de cette situation pour proposer leurs propres infrastructures. La pression est donc forte sur les décideurs niçois pour trouver une solution viable et économiquement réaliste.
Les enjeux sont multiples :
- Respecter les exigences techniques de la Fédération française de hockey sur glace
- Maintenir les capacités d'accueil nécessaires pour les spectateurs
- Contrôler les coûts de préparation des infrastructures
- Préserver l'attractivité olympique de la ville de Nice
La décision qui sera prise cette semaine pourrait avoir des conséquences importantes sur la configuration finale des Jeux Olympiques de 2030 en France, et particulièrement sur la place qu'y occupera la ville de Nice.



