Un enjeu colossal pour les Jeux olympiques d'hiver 2030
Alors que le débat fait rage autour de l'accueil des épreuves de hockey sur glace des Jeux olympiques d'hiver 2030, le directeur général de la Fédération française de hockey sur glace, Éric Ropert, milite activement pour l'installation d'une patinoire temporaire au stade de l'Allianz Riviera à Nice. Les enjeux économiques et sportifs sont considérables, avec un potentiel de billetterie dépassant les 900 000 billets dans ce scénario.
Un projet à 80 millions d'euros entièrement financé
Le projet initial, soutenu par le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier, prévoit de recouvrir le stade de football d'un toit temporaire et d'y installer une patinoire, pour un coût estimé à 80 millions d'euros. Cette somme serait entièrement prise en charge par le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques des Alpes françaises 2030. Le hockey sur glace représente environ 40% des revenus billets des Jeux d'hiver, ce qui en fait un pilier économique majeur de l'événement.
Des alternatives politiques qui divisent
Face à cette option, le maire de Nice Éric Ciotti propose une alternative sur un autre site de la ville, tandis qu'une délocalisation à Lyon est également évoquée. Éric Ropert précise que la Fédération n'a pas été sollicitée par les candidats aux municipales concernant ces alternatives. Les choix stratégiques relèvent du Cojop, de la Ville et des acteurs décisionnels, la Fédération se limitant à conseiller sur la faisabilité sportive.
Une solution technique maîtrisée
Sur le plan technique, l'installation d'une patinoire dans un stade de football est une opération maîtrisée, selon Éric Ropert. Le projet à l'Allianz Riviera prévoit de séparer le stade en deux par une paroi, avec une salle de 18 000 places pour le hockey masculin et une de 13 000 places pour le hockey féminin. Avec 30 matchs masculins et 28 matchs féminins prévus, le potentiel de billetterie dépasse effectivement les 900 000 billets.
Un héritage vital pour le hockey sur la Côte d'Azur
Au-delà de l'événement olympique, l'enjeu principal pour la Fédération est la construction d'une patinoire définitive en héritage, initialement prévue à côté de l'Allianz Riviera pour accueillir le patinage artistique. Le club professionnel de Nice joue actuellement dans une salle de seulement 1 000 places, alors que la moyenne en championnat de France est d'environ 3 000 spectateurs. Sans nouvelle infrastructure, l'avenir du hockey professionnel à Nice est menacé, contrairement à Marseille qui dispose d'une salle récente de 6 000 places.
Un précédent économique significatif
Lors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010, le hockey sur glace avait généré 112 millions de dollars canadiens de chiffre d'affaires avec 640 000 billets vendus, soit environ 80 millions d'euros. Ce précédent illustre l'importance économique de cette discipline pour le succès financier des Jeux d'hiver.
La décision finale, attendue prochainement, déterminera non seulement le lieu des compétitions de hockey pour les JO 2030, mais aussi l'avenir de ce sport sur la Côte d'Azur pour les décennies à venir.



