Avait-on imaginé voir Victor Wembanyama disputer moins de 11 minutes durant la deuxième mi-temps d’un match 6 couperet contre le champion NBA en titre OKC ? Certainement pas, mais un incroyable 20-0 enquillé en 7 minutes durant la troisième période (de 72-64 à 92-64) a permis à Mitch Johnson de largement ouvrir son banc de touche, jeudi soir, grâce à un large succès sécurisé très tôt (118-91). On aura donc droit à ce match 7 que toute la planète basket attendait, dans la nuit de samedi à dimanche (2 heures) à Oklahoma City.
Victor Wembanyama a cette fois pris le meilleur sur Shai Gilgeous-Alexander, Isaiah Hartenstein et tout le collectif d'OKC, lors d'un game 6 bien maîtrisé par les Spurs (118-91).
Sa feuille de stats
Sur le banc au profit de Luke Kornet durant une partie du fameux run du troisième quart-temps (32-13 au global), « Wemby » a eu le mérite de parfaitement guider les Spurs en début de rencontre. Le géant tricolore de 2,24 m a ainsi surpris le Thunder en convertissant trois bombinettes de loin dès les 12 premières minutes. Il finit la rencontre avec un joli 4/9 dans l’exercice, soit son total le plus prolifique en play-offs depuis son premier match devant Portland le 20 avril (5/6).
Comme dans le game 4, le pivot de 22 ans a inscrit 22 points en première mi-temps pour propulser les Texans en tête (60-53), avant d’être logiquement géré par son coach. Il finit meilleur marqueur de la rencontre avec 28 points (10/21 aux tirs), plus 10 rebonds, 3 contres, 2 passes décisives et 2 interceptions. Le tout en 28 minutes, soit son plus faible temps de jeu de la série. En face, le double MVP Shai Gilgeous-Alexander était une nouvelle fois en travers sur son adresse (15 points à 6/18, et 3/3 aux lancers francs, contre 16/17 au game 5 !).
L’action de la nuit
On peut mentionner ce trois points après stepback devant Isiah Hartenstein ou ce contre saignant face à son grand pote Chet Holmgren juste avant la mi-temps. Mais son action la plus limpide de la nuit est selon nous cette pénétration tellement déliée contre ce même Holmgren, après avoir hérité du ballon tel un meneur de jeu, au niveau de la ligne médiane. Au menu de la vitesse en transition, deux changements de main, puis un reverse et une finition main gauche cliniques qui rendent le pivot des Bleus absolument injouable sur ce type de move. On réclame encore et encore cette alternance dans son jeu insaisissable.
La décla à retenir
C’est signé « Wemby », qui n’a cette fois pas snobé les médias après la rencontre comme mardi soir. Il en a profité pour louer la nouvelle prestation « impressionnante » du rookie Dylan Harper (18 points, 6 rebonds et 4 passes décisives en 22 minutes), et il a contextualisé ce premier rendez-vous couperet en play-offs NBA par rapport à sa carrière. « Ça m’a rappelé plein de matchs, à tous les niveaux, a-t-il indiqué en conférence de presse. Parce qu’aujourd’hui, gagner en NBA n’est pas plus important pour moi que gagner en benjamins région à l’époque. La compétitivité est toujours la même. »
Le point sur la série
Game 7 in Oklahoma City ! Ça sonne bien, et ça promet une nuit de folie samedi soir pour les passionnés de NBA en France. Et plus encore s’ils sont fans du PSG et qu’ils pourraient encore être sur leur petit nuage après un potentiel deuxième sacre consécutif en Ligue des champions. Tout se jouera donc sur ce match décisif, programmé à 2 heures du matin, dans un Paycom Center où les Spurs l’avaient emporté au bout d’un mémorable money time en ouverture.
À noter qu’OKC a vu son deuxième plus gros atout offensif Jalen Williams effectuer son retour jeudi soir, après son énième blessure dans le match 2. Mais l’ailier All-Star s’est montré très loin de son meilleur niveau (1 point en 10 minutes). La génération « Wemby » va découvrir la magie d’un game 7 côté Spurs, contre un collectif qui s’était sorti assez facilement de ce contexte sous haute tension, à chaque fois à domicile, lors de ses succès contre Denver (125-93) et Indiana (103-91), pour filer au titre il y a un an.



