À moins de deux ans de la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, l'ombre de Donald Trump plane sur l'événement. L'ancien président, candidat à la Maison-Blanche, alterne entre une omniprésence médiatique et une indifférence crasse envers le football, selon plusieurs observateurs.
Une organisation sous tension
La FIFA a attribué l'organisation du Mondial 2026 à la candidature conjointe des trois pays nord-américains en 2018. Depuis, les préparatifs avancent, mais la politique américaine vient perturber le calendrier. Donald Trump, qui a déjà tenté de s'approprier le succès de l'événement, n'a pourtant jamais caché son mépris pour le soccer, comme il le nomme. « Il ne connaît rien au football et s'en fiche », confie un responsable de la Fédération américaine de football sous couvert d'anonymat.
Des stades et des sponsors inquiets
Les villes hôtes américaines, comme New York, Los Angeles ou Dallas, ont déjà engagé des dépenses importantes pour rénover leurs stades. Mais l'incertitude politique, avec une possible réélection de Trump, inquiète les sponsors. « Les marques veulent des garanties sur la stabilité du pays », explique un expert en marketing sportif. Selon une étude récente, 45 % des sponsors potentiels hésitent à s'engager en raison du climat politique.
Trump et la FIFA : une relation complexe
Trump a souvent critiqué la FIFA, qu'il accuse de corruption. En 2018, il avait tweeté : « La FIFA est une organisation corrompue. » Pourtant, il a rencontré son président, Gianni Infantino, à plusieurs reprises. « Trump veut utiliser la Coupe du monde pour sa propre gloire, mais il ne fera rien pour aider le football américain », analyse un journaliste sportif. La FIFA, de son côté, reste prudente et évite de commenter la politique américaine.
Un impact sur la popularité du football
Le football gagne du terrain aux États-Unis, mais l'indifférence de Trump pourrait freiner cette dynamique. « Le soccer est devenu un sport de jeunes et de migrants. Trump ne s'y intéresse pas, et cela se ressent dans les politiques publiques », déplore un entraîneur de jeunes. Pourtant, la Coupe du monde 2026 pourrait changer la donne, avec des matches prévus dans 16 stades américains. Les organisateurs espèrent attirer 5 millions de spectateurs.
Les joueurs américains entre espoir et inquiétude
Les joueurs de l'équipe nationale américaine, comme Christian Pulisic, voient d'un bon œil l'organisation du Mondial. Mais ils redoutent que la politique ne vienne gâcher la fête. « Nous voulons montrer que le football peut unir les gens, mais Trump divise », confie un joueur sous couvert d'anonymat. La Fédération américaine tente de rassurer : « Le sport dépasse la politique », affirme son président.
Vers un boycott ou une réédition de 1994 ?
Certains observateurs évoquent un possible boycott de la Coupe du monde si Trump est réélu, mais cette hypothèse semble peu probable. « Les droits télévisés sont déjà vendus pour des milliards de dollars », rappelle un analyste. En 1994, les États-Unis avaient déjà organisé un Mondial réussi, avec une affluence record. L'enjeu est de taille : montrer que le pays peut accueillir un événement mondial malgré les tensions politiques.



