Le Montpellier Hérault Rugby s'est incliné en finale du Top 14 face au Stade Toulousain (28-20), ce samedi 27 juin au Stade de France. Comme en 2011, le club héraultais a cédé face à l'ogre toulousain, mais cette fois avec un sentiment de frustration mêlé de fierté. Toulouse a décroché son 25e titre de champion, le quatrième consécutif, alors que Montpellier, avec un seul Bouclier de Brennus à son palmarès, espérait créer l'exploit.
Un réalisme clinique toulousain
Le Stade Toulousain a fait respecter la logique en s'appuyant sur sa puissance et son efficacité. Si les trois-quarts Lebel, Thomas et Barassi ont brillé, le travail de sape des avants Meafou, Merkler, Willis, Chocobares et Mauvaka a été déterminant. Leur capacité à nettoyer les rucks et à accélérer le jeu a mis en difficulté les Héraultais, pourtant prévenus. En première mi-temps, Toulouse a livré un récital de puissance et de réalisme.
La révolte montpelliéraine en seconde période
À la mi-temps, alors que la pluie s'invitait sur le Stade de France, les hommes de Joan Caudullo ont trouvé les ressources pour revenir. Dès l'entame de la seconde période, Gabriel Ngandebe a percé et servi Justo Piccardo, auteur d'une prestation majuscule, pour un essai qui a relancé le match. Malgré une interruption de neuf minutes due à l'orage, Montpellier a continué d'insister et a été récompensé par un essai de classe de Léo Coly. En vingt minutes, les Cistes ont marqué deux essais et ont campé dans les 22 mètres adverses, mais sans parvenir à combler l'écart.
Un manque de réalisme fatal
Comme souvent face à Toulouse, Montpellier a payé son manque de réalisme. « Je suis malheureux parce que si on maîtrise mieux, on est champion de France », a déclaré Joan Caudullo après la rencontre. Le MHR a eu la possession, l'occupation et les occasions, mais n'a pas su concrétiser. Ce déficit d'efficacité, qui n'avait pas eu de conséquence en demi-finale contre le Stade Français, a coûté cher face à la meilleure équipe du monde.
Des regrets mais des promesses pour l'avenir
Les Montpelliérains ont gagné le respect de leurs pairs, n'encaissant pas la déculottée que 90 % du rugby français leur promettait. Le staff avait affiché dans le vestiaire les déclarations annonçant une défaite certaine, mais cela n'a pas suffi. Certains joueurs confiaient avant le match être agacés de recevoir des messages « vous n'avez rien à perdre ». Malgré la défaite, le MHR prend date pour la saison prochaine, avec l'espoir de se stabiliser et de revenir plus fort.



