L'expulsion de l'attaquant suisse Breel Embolo pour simulation, après intervention de la VAR, a provoqué la colère de la sélection helvétique, éliminée samedi 11 juillet par l'Argentine (3-1 a.p.) en quart de finale du Mondial-2026. Le sélectionneur Murat Yakin a qualifié cette décision d'« absurde » et a estimé que « le football n'en est pas sorti gagnant ».
Une expulsion controversée
En seconde période, Leandro Paredes a écopé d'un carton jaune pour une faute sur Embolo. Mais l'arbitre, après consultation de la VAR, a estimé que l'attaquant du Stade rennais avait simulé et lui a infligé un deuxième avertissement, entraînant son expulsion. Le milieu Fabian Rieder a exprimé son incompréhension : « C'est juste catastrophique, je ne sais pas ce que cet arbitre a fait. Je ne comprends pas pourquoi ils l'appellent pour une situation comme celle-là. »
Les critiques de Murat Yakin
Le sélectionneur suisse s'est dit étonné du carton jaune initial donné à Paredes et des conséquences : « Il n'y avait aucune raison de donner ce carton jaune, c'était une situation inoffensive. Je ne comprends pas que cette décision ait été prise et qu'au final, notre joueur ait été exclu. » Il a également défendu Embolo : « Lui jeter l'opprobre aurait été absurde. Il est totalement anéanti de n'avoir pas pu aider l'équipe. »
Un sentiment d'injustice malgré une lutte héroïque
Yakin a salué l'abnégation de ses joueurs : « Même à dix, nous avons énormément lutté. Nous avons fait un travail remarquable et nous aurions voulu aller jusqu'aux tirs au but. » Il a estimé que l'Argentine n'a pas été favorisée, mais que le match a été « correct et ouvert ». « Malheureusement, nous ne sommes pas sortis vainqueurs aujourd'hui. Je pense que le football n'en est pas sorti gagnant », a-t-il conclu.



