Concours de street-fishing à Villeneuve-sur-Lot : le black-bass en vedette
Street-fishing à Villeneuve : le black-bass en vedette

L'AAPPMA locale donne rendez-vous le 20 juin pour ce premier rendez-vous du genre. En ce jour d'ouverture du black-bass, il permettra d'évaluer la présence du diable vert après les crues hivernales. La bataille n'est pas perdue. Pour Jean-François Gouget, « le Lot reste une magnifique rivière » et il suffirait de peu pour qu'elle redevienne un terrain de jeu réputé pour ses eaux poissonneuses qui attiraient même des pêcheurs venus rien que pour elles de l'étranger.

Avec l'aide de la fédération départementale, l'AAPPMA locale qu'il préside depuis janvier 2025, consciente d'une raréfaction des prises les dernières saisons, avait lâché l'équivalent de 25 000 euros de carnassiers avant les fêtes de Noël. Soit 150 kilos de brochets, 100 kilos de perches, 230 kilos de sandres et 250 kilos de black-bass, tous prêts à se reproduire sur les biefs de Penne et Villeneuve. Du jamais vu en pareilles quantités. Les crues XXL qui avaient suivi ont fait craindre le pire.

Du bord, en plein cœur de ville

Les premiers jours après l'ouverture de la pêche, le 25 avril, ont en partie levé les doutes. « Les brochets et les sandres sont présents », assure le président. L'inquiétude porte désormais sur les populations de black-bass, autrefois joyau vert de la rivière. L'achigan à grande bouche devrait, à cette saison, se rapprocher des bordures pour frayer, mais reste pour le moment peu visible. Le réchauffement des eaux en cours devrait donner le top départ de la fraie. Dans le département, il sera possible de le pêcher à compter du 20 juin, date à laquelle l'AAPPMA organise son tout premier concours de street-fishing, en plein cœur de la bastide.

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Dédié à la pêche du carnassier aux leurres du bord, il se déroulera sur quatre secteurs répartis sur les deux rives : deux du pont de Bastérou à l'ancienne écluse en rive gauche, un autre sous le musée de Gajac et un dernier entre le ponton de la cale et la mise à l'eau. Multi-espèces, il fera aussi la part belle aux perches, chevesnes et « permettra de juger le cheptel en black-bass. »

Un avenir en no-kill pour le bief de Penne ?

Cette première, si elle est un succès, en appellera d'autres. Pourquoi pas dédiées à la pêche en float-tube ou de nature à faire revivre les prestigieux concours, tel le National Bass qu'organisait la Fédération française de pêche sportive (FFPS) quand les populations étaient encore à leur plus haut. Pour l'avenir, le président reste optimiste. D'autant que le gestionnaire des barrages, EDF Hydro, se montre à l'écoute des pêcheurs : « Il y a même une commission pour juger l'état des cheptels de poissons en lien avec l'activité des barrages. »

Lui aimerait que des potentielles zones de repli soient curées pour abriter les poissons en période de crue et a entrepris les démarches pour obtenir le passage en no-kill du bief situé en amont du barrage de Virebeau. Là, des brochetons de quelques centimètres ont été observés, témoignant de secteurs où la fraie est possible. Au rang des bonnes nouvelles, il a également reçu des photos de truites fario observées un an après leur lâcher au stade d'alevins, dans le Mail et la Tancanne, ruisseaux classés en première catégorie. « On s'interroge à continuer plutôt que de lâcher de l'arc-en-ciel qui ne va pas tenir… »

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