Paul Seixas, le leader de Décathlon-CMA CGM et plus grand espoir français des dernières décennies, a vécu une deuxième étape mouvementée sur le Tour de France 2026. Entre une crevaison malvenue et une frayeur avec une voiture de l'organisation, le coureur de 22 ans a finalement terminé 7e de l'étape, à 3 secondes des meilleurs. 20 Minutes lance son Seixasomètre, un indicateur quotidien pour suivre sa performance.
Une crevaison qui tombe mal
Alors que le peloton s'animait en prévision du circuit final sur les rampes de Montjuic, la guigne a frappé Seixas pour la première fois de sa jeune carrière. Une crevaison qui survient au pire moment, alors que son équipe venait de se mettre au service de son coéquipier Olav Kooij. Aurélien Paret-Peintre lui a rapidement donné son vélo, mais Seixas a dû attendre de récupérer un modèle plus adapté à sa morphologie pour combler le trou, sans aucune aide de ses équipiers.
Une frayeur avec une voiture
Lancé dans sa remontée, Seixas a failli voir sa course s'arrêter brutalement lorsqu'une voiture de l'organisation s'est déportée sur la gauche sans prévenir, manquant de l'envoyer dans les barrières. Un léger contretemps avant qu'il ne retrouve progressivement les avant-postes dans la première montée de la côte de Montjuic.
Un final prometteur mais perfectible
Seixas a bien résisté à l'accélération de Yates dans les pourcentages les plus durs, entamant la descente en 5e position. Cependant, il s'est fait surprendre dans le virage dangereux par Isaac del Toro, qu'il avait souvent battu ces derniers mois. Il n'a jamais pu combler la cassure et termine devancé par Evenepoel, Pogaçar, Vingegaard et del Toro.
La déclaration du jour
« C'est très bien au vu des circonstances, ça a été compliqué après ma crevaison, j'ai réussi à me retrouver dans les premières positions mais j'ai laissé des cartouches à ce moment-là. J'ai essayé de reprendre des forces, c'est monté moins fort que ce que j'attendais, mais je me suis fait avoir au placement avant la descente. Je n'ai pas pu boucher l'écart, mais 3 secondes c'est pas grand-chose », a confié Seixas.
Notre note : 7/10
Seixas pouvait-il faire mieux ? Il a dû cravacher pour revenir, mais del Toro aussi, et le Mexicain a porté son attaque au meilleur moment. Le Français a fait rouler Benoot pour durcir la course dans la côte de Montjuic, une requête sans doute superflue alors que Pogaçar avait décidé d'assurer le train avec son équipe. Apparu très en jambes, le Slovène s'est même payé le luxe de contrôler avec le rétroviseur pour assurer la victoire de son lieutenant. Un signe de la marge abyssale de Pogaçar sur le reste du monde… dont Seixas ?



