Rugby à 7 : la France vise la gagne à Valladolid et Bordeaux
Rugby à 7 : France vise la gagne à Valladolid et Bordeaux

Un optimisme mesuré après Hong Kong

Huitième sur douze avant le dénouement du HSBC Sevens, l’équipe de France masculine est convaincue de pouvoir se glisser en finale aux tournois de Valladolid et Bordeaux, et même battre les impressionnants leaders Sud-Africains. Championne olympique 2024, la France, en reconstruction, a terminé huitième sur douze du tournoi de Hong Kong, le premier des trois qui vont désigner le champion du monde, avec Valladolid et Bordeaux.

Cette huitième place « ne nous permettra pas, je pense, d’être champions du monde, calcule Antoine Zeghdar. Mais notre objectif est de gagner en Espagne et chez nous, on peut le faire » assure le vice-capitaine. Vraiment ? Surtout après une 5e place au bout des six tournois de la phase qualificative ? « Vu de l’extérieur, ça peut paraître un peu prétentieux, reconnaît le Palois Josselin Bouhier, mais franchement, on sait qu’on est capables de gagner tous les tournois, de battre toutes les équipes. »

Des arguments solides

Tout l’effectif se dit convaincu de ce potentiel, et s’appuie sur du factuel. « L’Afrique du Sud survole ces World Series, avec cinq victoires en sept tournois. Pourtant, nous les avons battus deux fois sur quatre rencontres, et à chaque fois tout s’est joué à un essai d’écart, résume le Palois. En finale à Singapour, on mène de 10 points à trois minutes de la fin. »

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« Sur les quatre premiers tournois, on est avec les Fidji la seule équipe à avoir basculé chaque fois en demi-finale », souligne le sélectionneur Benoît Baby. « À Hong Kong, on perd de peu en poule contre les Fidjiens (26-24), on manque notre quart contre la Nouvelle-Zélande (10-19) en commettant des fautes, en prenant un carton jaune puis un rouge, ça ne pardonne pas », rappelle Zeghdar.

Une rotation importante

Par le jeu des classements des adversaires, ils se sont retrouvés à jouer la 7e place contre le Kenya (lâchée 7-21), mais le sentiment dominant est que « c’est de bon augure de pouvoir accrocher des nations comme l’Af Sud », insiste Bouhier. « Les équipes les mieux classées ont une rotation de 17 à 18 joueurs quand nous en avons fait tourner 29, décompte Benoît Baby. On fait ce travail aujourd’hui car on sait qu’il paiera sur les deux prochaines saisons. »

Ce qui n’empêche pas le coach de viser haut tout de suite : « sur le quart de Hong Kong, on passe un peu à côté sur deux, trois points clés, que l’on a bien étudiés. On est en train de régler ça… » Le technicien attend des progrès sur « la maîtrise de nos principes. À un moment, on est un peu sortis de ce que l’on voulait faire. Quand on fait les choses bien, on met tous les adversaires en difficulté. On a voulu faire plus que bien, et ça nous a mis en danger. »

Rigueur et magie

Antoine Zeghdar confirme. « On doit maîtriser notre plan de jeu. Notre équipe est assez physique, avec des gros gabarits dont certains peuvent aller très vite. On a aussi ce french flair où, parfois, en sortant du plan, on peut faire des choses un peu magiques, trouver des solutions, faire se lever le public. Mais il ne faut que ça nous joue des tours, il faut se tenir au plan pour d’abord affaiblir l’adversaire ». « On n’a pas besoin de tenter des gestes impossibles pour gagner des matchs », appuie Baby.

Pour Valladolid, Bordeaux et plus loin encore, le coach veut « voir s’affirmer plusieurs leaders capables de faire basculer les rencontres […] plus de consistance sur l’engagement mental, un peu plus de précision sur les coups d’envoi, la précision de gestes techniques entre botteur et sauteur, la coordination collective pour récupérer les ballons. » De quoi faire mieux que huitièmes !

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