Publicité « Les filles n'ont pas lâché » : le président du Rugby club Toulon Provence Méditerranée revient sur la première saison de son équipe en Élite 1
Maintenu en Élite 1, le RCTPM de Jean-Pascal Montaner a validé sa progression. Des victoires contre des « gros », des chutes contre des « petits » : retour sur une saison mouvementée en première division de rugby féminin.
Président ultra-investi, allant même jusqu'à soutenir ses troupes au bord du terrain dans la grisaille villeneuvoise et à doubler les primes de ses joueuses une fois le maintien arraché, Jean-Pascal Montaner se projette déjà sur le futur après ce qu'il considère comme « l'année la plus difficile » de son mandat.
La saison sportive s'est achevée il y a quelques jours. À froid, quel premier bilan tirez-vous ?
Cette année était le deuxième étage de la fusée RCTPM après la montée en Élite 1 de l'an dernier. Pour cette première « dans la cour des grands », on voulait se maintenir, et c'est ce qu'on a fait. Le véritable projet commence maintenant, que ce soit au niveau du développement sportif mais aussi des infrastructures.
Après une saison à survoler l'Élite 2, vos joueuses ont découvert la première division dans la douleur…
Je pense qu'on n'a pas pris la mesure de notre niveau. L'équipe a été un peu inhibée par la montée. On a mis beaucoup de temps à retrouver notre jeu. On a aussi trop respecté nos adversaires en début de saison, selon moi. Je suis certain qu'on a des joueuses de qualité, mais qui en ont pris conscience que trop tardivement dans la saison. C'est pour ça que, pour moi, le plus difficile est passé. L'année prochaine, avec le noyau dur de ce groupe et les nouvelles recrues, on va rapidement pouvoir faire de belles choses dans ce championnat.
Il y a aussi eu ce changement de staff en milieu de saison (Sandrine Agricole a remplacé Baptiste Roffinella comme coach des trois-quarts). Avec le recul, était-ce la chose à faire ?
Malheureusement, on avait du mal à créer du liant entre avants et arrières… Alors bon, c'est toujours facile de dire que c'est de la faute de l'entraîneur, mais le fait est qu'il fallait changer quelque chose. Je ne regrette pas de l'avoir fait, surtout au vu de notre deuxième partie de saison et de l'apport de Sandrine (Agricole), mais je le regrette pour l'homme, parce que c'est un gars qui était là depuis le début de l'aventure RCTPM.
Ça a été l'un des moments clés cette saison ?
Peut-être. Mais je me souviens surtout de la victoire contre Lyon qui nous met en selle pour le maintien, avec, en bonus, l'essai de la petite Soko à la dernière minute qui délivre tout le stade. De la défaite à la maison contre Lille (7-15), où j'ai compris qu'on allait devoir ferrailler jusqu'à la fin. De celle contre Toulouse (92-0) où tu te dis, « putain, qu'est-ce qu'il y a comme écart quand même », entre une équipe qui monte et une équipe qui, même sans ses internationales, t'en met 90. Et puis, enfin, de ce match à Lille où il fallait réparer la « connerie » du match aller et qu'on va se chercher au bout du bout. Mais ce que je veux retenir surtout, c'est que les filles n'ont pas lâché, jamais.
Vous parliez d'un projet ambitieux...
On a déjà presque bouclé le recrutement pour la saison prochaine avec, notamment, quatre internationales françaises qui ont signé. En parallèle, nous voulons aussi construire un nouveau centre d'entraînement 100 % RCTPM, avec tribune, terrain hybride et salle de musculation. Notre ambition est toujours la même : s'installer et performer en Élite 1.



