Rabiot-Rowe : la bagarre qui a changé leur saison
Rabiot-Rowe : la bagarre qui a changé leur saison

C’est peut-être le plus gros effet papillon de la saison de Ligue 1. Et si cette frappe d’Adrien Rabiot, lors de la première journée du championnat, avait terminé dans les buts rennais au lieu du poteau, la saison de l’OM aurait-elle pu changer ? Car la suite est connue : en supériorité numérique, Marseille finit pourtant par s’incliner en Bretagne et, dans les vestiaires, une bagarre éclate entre l’international français et Jonathan Rowe.

Les coulisses de l’altercation

« Le problème, c’est que Roberto De Zerbi et Mehdi Benatia n’ont pas vu le premier coup de poing que (Rabiot) a donné dès le début, explique l’Anglais à The Athletic. Ils m’ont seulement vu revenir et le frapper. Ils ont donc probablement pensé que je l’avais frappé sans raison. Les émotions étaient à fleur de peau. Les choses ont dégénéré. Ce genre de choses arrive souvent dans les vestiaires, plus souvent que les gens ne le pensent. »

Un réveil à 4 heures du matin

Après cette altercation, les deux joueurs sont écartés de l’équipe et vendus en Serie A à la fin du mercato. Rowe atterrit à Bologne pour 17 millions d’euros et réalise une saison pleine. L’ancien joueur de Norwich connaissait un peu l’Italie pour avoir fait un stage, le fameux ritiro, avec Roberto De Zerbi, qui est aujourd’hui à Tottenham après avoir quitté l’OM au printemps.

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« Je n’avais jamais fait ça auparavant, se souvient Jonathan Rowe. Je ne savais même pas que c’était autorisé dans le football. On est allés au milieu de nulle part, dans les bois, dans le froid. On se réveillait à 4 heures du matin, on allait courir ou on marchait dans les bois. Ensuite, on faisait des pompes, un petit circuit de renforcement musculaire avec des lampes de poche dans le noir complet, puis une autre marche. Ensuite, on faisait des sprints en côte. De Zerbi craquait un fumigène et se mettait à marcher comme si on était des Vikings. »

Un entraîneur exigeant mais formateur

Mais celui qui a marqué quelques très beaux buts avec Bologne cette saison ne garde pas que de mauvais souvenirs avec le technicien italien : « Avec De Zerbi, j’ai compris qu’il fallait prêter davantage attention aux détails. De la première touche à la passe suivante, jusqu’à ce que le ballon soit de l’autre côté du terrain. Il faut avoir trois coups d’avance au cas où quelque chose se passerait et être prêt à prendre une décision intelligente. »

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