L'an 2 de l'Elan Béarnais de Mickaël Hay entre dans sa conclusion, dès ce lundi avec le premier tour des playoffs d'accession à la Betclic Elite. Les Palois reçoivent Châlons-Reims au Palais des sports, à 19 heures. « It's time, c'est maintenant », traduit l'entraîneur à ses joueurs, lors de la dernière répétition, à J-1. Le coach bâtisseur, qui a tout connu à Blois, n'a pas fait long lors du dernier cercle.
« On sent qu'on a plus trop la tête à l'entraînement, confie d'ailleurs le capitaine Bastien Pinault. On a hâte que ça commence, dix jours c'était assez long. » Depuis Roanne, les Palois ne se sont pas vraiment quittés. Il fallait s'occuper, sans play-in, pour garder le rythme. « On a à la fois cassé la routine tout en continuant à travailler. » Trois jours à Hagetmau, en Chalosse, « lieu des camps FFBC (NDLR : Frédéric Fauthoux Basket Camps), petite symbolique », dixit Bastien Pinault. Le groupe béarnais s'est retrouvé dans les Landes pour échanger, discuter autour des objectifs de la saison. « Un peu de physique, beaucoup de rigolade », ponctue le capitaine. L'Elan a abordé les « playoffs d'une autre façon » avant de rentrer dans son chaud Palais des sports.
Une parenthèse sur laquelle il a été difficile de capitaliser. « J'aurais aimé mais non. On a eu des blessés, des malades, et du fait que les U18 étaient encore en compétition, on n'a pas eu de jeunes pour venir s'entraîner », répond Mickaël Hay. Pau, qui déplorait ce dimanche les maux gastriques de François Wibaut, en masque et en chaussettes au bord du parquet, n'est pas moribond pour autant. Il devra juste être dans le rythme à temps. « L'importance du premier match », martèle d'ailleurs Bastien Pinault, au sujet des leçons de l'échec de la saison dernière (0-2 contre l'ASA).
Une question de rythme
Pendant que les Béarnais voguaient entre Landes et Pyrénées, leur futur adversaire, Châlons-Reims, traçait son chemin. En effaçant Denain d'abord (60-62), puis La Rochelle vendredi (69-90). « Ils sont plutôt dans le contrôle, ils ont peu de perte de balle, donc c'est une équipe qu'il faut amener dans un rythme qui ne lui plaît pas, remémore Bastien Pinault. C'est ce qu'on a un petit peu travaillé, on va essayer de les mettre sous pression pour qu'ils perdent un petit peu leur basket qui est quand même bien calé. »
L'étude de cas a rappelé des souvenirs frais. « On les connaît », dit Hay. À la mi-avril, l'Elan s'était laissé endormir par la formation champenoise, menée par le percutant futur universitaire américain Guillaume Grotzinger (15,1 pts). 78-74 : une victoire quand même, de quatre points (comme la défaite à l'aller, 92-88), arrachée dans le money-time. L'Elan, qui ne « pourra pas se permettre le même match » qu'il y a un gros mois avait tout de même continué série de victoire à domicile, toujours en cours (9/9). D'ailleurs la salle paloise, plus remplie que jamais cette saison (6 000 spectateurs), n'avait pas été étrangère à cette performance à réaction.
Elle aura un rôle à jouer pour des Béarnais qui bénéficient de l'avantage du terrain lors des trois tours éventuels. « On le sent, depuis deux, trois mois, le palais a vraiment repris vie. Il n'était pas mort, précise Bastien Pinault, mais il y avait moins de monde. On sait que c'est un public qu'il faut aller chercher. » Il s'agira dès lors de ne pas l'avoir fait venir pour rien.



