JO 2030 : vive déception à Nice après le transfert du pôle glace à Lyon
Nice déçu : pôle glace JO 2030 transféré à Lyon

Une annonce qui jette un froid sur la Côte d'Azur

La décision du Comité d'Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques des Alpes Françaises 2030 de probablement transférer le pôle glace de Nice à Lyon pour les JO 2030 a suscité une vive déception parmi les acteurs sportifs de la capitale azuréenne. Ce départ met fin aux espoirs de construction de la patinoire COOL (complexe omnisports olympique), d'une capacité de 10 000 places, qui devait voir le jour dans la plaine du Var.

Nicolas Tomasini : une double déception

Nicolas Tomasini, manager adjoint des Aigles de Nice, exprime son amertume : « Je suis déçu à deux titres. Le premier, en tant que citoyen de la ville de Nice car nous allons manquer un événement incroyable, rassembleur et merveilleux économiquement parlant. Et le deuxième en tant qu'acteur du hockey. La future patinoire qui disparaît, ce n'est pas bon pour le hockey niçois. On n'aura pas cet effet booster. »

Le club de hockey vient de réaliser une très bonne saison, terminée en quart de finale des playoffs, mais dans une patinoire Jean-Bouin « très dégradée ». « Le bâtiment est en très mauvaise forme, le plafond tombe… Il nous faut une nouvelle arène. » Malgré l'absence des JO, Tomasini croit encore à la construction d'une patinoire digne de la Ligue Magnus : « La municipalité nous appelle tous les jours et elle connaît la situation. Nous n'avons pas de promesse, mais elle est 100 % consciente que Jean-Bouin ne tiendra pas longtemps. Je fais confiance car elle prend en compte nos difficultés. »

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Il rappelle que son président, le Québécois Filipe Bastos, a investi dans le club avant même le projet de nouvelle patinoire. « Il avait le rêve et l'ambition d'avoir un club avec son pote d'enfance Jean-François Dufour (le manager), qui est une référence à son poste. Ils voulaient créer une aventure ensemble, mais bien sûr que la patinoire olympique était un vrai plus. »

Cédric Tour : une opportunité de gâchée

Outre les Aigles de Nice, les patineurs utilisent également la vétuste patinoire Jean-Bouin, notamment Adam Siao Him Fa, double champion d'Europe, passé si proche de la médaille olympique aux JO de Milan 2026 (7e). Son entraîneur, Cédric Tour, a eu du mal à digérer cette annonce. « La déception est immense. Pour Nice et la Côte d'Azur, les JO auraient été quelque chose d'extraordinaire. On aurait, en plus de ça, bénéficié d'un héritage structurel qui nous aurait permis de travailler dans de bien meilleures conditions, de former correctement les générations à venir. C'est une opportunité de gâchée. Et franchement, là maintenant, je suis très déçu… même si on le voyait venir depuis quelque temps, se dire que, voilà, c'est plié et qu'on ne les aura pas, c'est dur… »

Le coach se voyait vivre une grande aventure à la maison dans un peu plus de 3 ans. « En tant que vrai Niçois, entraîneur à Nice, et avec Adam sur la glace, ça aurait été juste incroyable de vivre un tel événement ici, dans la ville où l'on vit, où l'on s'entraîne…. Ça ne changera pas grand-chose à notre façon de préparer les prochains Jeux, c'est clair, mais c'est dommage. Pour le futur surtout… »

Les skieurs azuréens également déçus

Bien que moins impliqués dans le projet du pôle glace niçois, les skieurs azuréens regrettent ce départ. L'ancienne slalomeuse niçoise Nastasia Noens, quatre olympiades au compteur de 2010 à 2022, déclare : « Je trouve ça dommage, je suis verte pour Nice. C'était un super événement pour la région et, même sans épreuve, on aurait parlé de nos stations à travers le monde. La cérémonie de clôture aurait été magnifique et j'aurais aimé assister aux épreuves de hockey ou de patinage dans ma ville… »

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Le Niçois Matthieu Bailet, qui a déjà connu l'ambiance olympique à Pékin en 2022, compte bien être du rendez-vous des Alpes 2030. Même si les épreuves de vitesse auront lieu à Courchevel, l'ancien champion du monde Juniors est « triste » pour sa ville natale. « Sans vouloir rentrer dans les enjeux politiques, c'est forcément une déception car Nice c'est ma ville de cœur. Je trouvais ça magnifique d'accueillir les Jeux en tant que Niçois et j'espérais vivre la cérémonie de clôture, mais ça ne change à ma motivation, celle d'aller chercher une médaille olympique. »