Les gendarmes ont annoncé ce mardi le démantèlement d'un trafic de stupéfiants par drone à la prison de Villefranche-sur-Saône (Rhône). Cinq personnes ont été interpellées, dont un mineur qui sera jugé en septembre et a été placé dans un centre éducatif fermé. Quatre adultes comparaîtront en octobre, dont trois sont en détention provisoire. Trois des cinq suspects ont été arrêtés en flagrant délit, selon un communiqué des gendarmes.
Un trafic organisé avec des livraisons quasi quotidiennes
L'organisation était « particulièrement structurée » et opérait depuis « deux zones de décollage situées à proximité immédiate » de la prison. En 51 jours, les enquêteurs ont comptabilisé 1.826 livraisons. Les saisies comprennent 500 grammes de cannabis, 6.000 euros en espèces, un véhicule, ainsi que le drone et ses 18 batteries.
Des agents pénitentiaires inquiets face à ces méthodes
Une source syndicale a réagi : « On n'est pas étonné », estimant que les agents disposent de peu de moyens pour lutter contre ce type de trafic. Les livraisons se faisaient de nuit avec des drones dont les lumières avaient été désactivées pour éviter toute localisation. « On entend le drone mais on ne sait pas où il est, ni à quelle cellule il livre », explique la source.
La crainte d'une introduction d'armes par drone
Les agents redoutent que ces appareils puissent un jour servir à faire entrer des armes dans la prison. « Les agents ont quand même très peur », ajoute la source syndicale. Cette affaire met en lumière les défis sécuritaires croissants posés par l'usage de drones dans les établissements pénitentiaires.



