À l'approche de la Coupe du monde 2026, un débat refait surface : peut-on être de gauche et aimer le football ? Pour un collectif de supporters, la réponse est clairement oui. Selon eux, le foot a toujours été un terrain d'expression politique, malgré sa récupération par le capitalisme moderne.
Un amour du foot historiquement ancré à gauche
Le collectif, qui regroupe plusieurs associations de supporters, rappelle que le football a longtemps été le sport des classes populaires. Des stades ouvriers aux clubs amateurs, il a incarné des valeurs de solidarité et de lutte. « Aimer le foot en étant de gauche, ça a toujours été possible », affirme un porte-parole. « Ce n'est pas le sport en lui-même qui est problématique, mais son exploitation par des intérêts privés. »
La Coupe du monde 2026, un symbole controversé
La prochaine édition, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, suscite des critiques. Les supporters pointent du doigt le sponsoring massif, les inégalités d'accès aux stades et l'impact environnemental. « On nous vend un spectacle aseptisé, loin des racines populaires du foot », déplore un militant. Pourtant, le collectif ne prône pas le boycott, mais plutôt une réappropriation citoyenne.
Des initiatives pour un football plus juste
En France, plusieurs clubs et associations tentent de promouvoir un football alternatif. Des structures comme le Football Club du Quartier ou les Supporters du Monde défendent une gouvernance transparente, des prix accessibles et un ancrage local. « Nous voulons montrer qu'un autre football est possible », insiste le collectif. « Pas de milliardaires aux commandes, mais des clubs appartenant à leurs supporters. »
Un engagement qui dépasse les stades
Pour ces supporters, être de gauche dans le foot, c'est aussi lutter contre les discriminations. Des campagnes contre le racisme, l'homophobie et le sexisme sont régulièrement menées dans les tribunes. « Le stade est un lieu de rassemblement, pas de haine », rappelle un membre. Selon une étude récente, 78 % des supporters interrogés estiment que le football devrait être un vecteur d'inclusion sociale.
Vers un Mondial 2026 contestataire ?
Le collectif prévoit des actions de sensibilisation pendant la compétition, sans pour autant perturber les matchs. « Nous voulons faire entendre une autre voix, celle des vrais amoureux du ballon rond », conclut le porte-parole. Un appel à la mobilisation qui pourrait bien résonner au-delà des frontières.



