Le président du Montpellier Hérault Sport Club, Laurent Nicollin, a réagi à la défaite de ses jeunes en finale de la Coupe Gambardella face au Paris Saint-Germain (3-2), le vendredi 22 mai. Malgré une issue cruelle, il se dit fier de la prestation de son équipe et y voit des signes encourageants pour l'avenir du club.
Fierté et déception mêlées
Interrogé sur ses sentiments après cette finale, Laurent Nicollin confie ressentir un mélange de fierté et de déception. « Prendre un but sur penalty à une minute de la fin, ça fait mal, surtout pour les gamins. Mais je suis très fier car ils ont porté haut les couleurs de la Paillade. Ils se sont battus et ont réalisé une belle prestation. Honnêtement, je ne pensais pas que nous rivaliserions autant avec cette équipe favorite. Nous aurions même pu gagner ce match. »
Le président montpelliérain insiste sur l'importance de tirer des leçons de cette défaite. « Le football peut être magnifique, mais aussi très cruel. C'est à eux de se servir de cette expérience pour repartir de l'avant et pourquoi pas revenir en finale et la gagner. »
Une bouffée d'oxygène pour le club
Cette aventure des jeunes représente une véritable bouffée d'oxygène pour un club qui traverse des saisons difficiles chez les professionnels. « Quand les jeunes gagnent, ça booste tout le monde. En tant que club formateur, la Coupe Gambardella fait partie de notre ADN. Cela montre que notre travail de formation porte ses fruits. » Nicollin en profite pour remercier Bertrand Reuzeau, qui part à la retraite, et Michel Rodriguez, dont le contrat devrait être prolongé.
Des jeunes prêts pour l'équipe première
Le président croit en la capacité des jeunes à relever le club, comme par le passé. « Si ils nous écoutent et continuent à travailler, trois ou quatre d'entre eux intégreront le groupe pro dès juin. La route est tracée pour certains, ils peuvent devenir titulaires d'ici deux à trois ans. » Il évoque notamment Noah Vidal-Cartoux, dont le contrat pro devrait suivre. « Être stagiaire ne signifie pas qu'on ne peut pas jouer en équipe première. L'important est d'être présent à la reprise le 24 juin et de convaincre le coach. »
Un avenir encore flou
Interrogé sur la recherche d'actionnaires ou de futurs propriétaires, Laurent Nicollin reste prudent. « Pour l'instant, ce n'est ni plus clair ni plus sombre. Il y a des avancées sur certaines choses, des attentes sur d'autres. C'est une question de jours ou de semaines pour y voir plus clair. Nous continuons à travailler avec le coach et le directeur sportif pour préparer la saison prochaine, mais je n'en dirai pas plus. »
Malgré les incertitudes, le président affiche sa confiance dans la formation et dans les jeunes pousses du MHSC, qui représentent l'avenir du club.



