MHSC : Camara cherche la formule idéale au milieu avant Annecy
MHSC : Camara en quête du juste milieu avant Annecy

Un milieu de terrain en constante évolution

L'entraîneur montpelliérain Zoumana Camara est à la recherche de la meilleure option au milieu de terrain pour compléter une attaque et une défense performantes avant de recevoir Annecy vendredi à la Mosson. Alors que Montpellier se reconstruit, le technicien, plutôt méthodique et patient, bouscule ses plans et les adapte au fil du temps, sous l'injonction des résultats. Il assemble son puzzle par les deux extrémités pour mieux cerner l'énigme du milieu de terrain, qui concentre la principale incertitude avant d'affronter Annecy.

Une défense solide, une attaque en progrès

Aux fondations de sa défense, posée très tôt comme une obsession, Camara greffe l'attaque, certes perfectible mais désormais stable. Depuis mi-septembre et le succès devant Bastia (2-0), il l'échafaude autour du meneur de jeu Téji Savanier, réhabilité après un premier mois à l'écart. Soudain, l'avant-centre Alexandre Mendy marque, Nathanaël Mbuku s'émancipe et Nicolas Pays relaie Tanguy Coulibaly, parti en Turquie, dans son style propre. Si le nouveau technicien s'approche d'une équipe-type et affine une organisation immuable, il patauge dans l'entrejeu.

Le casse-tête du milieu

Le jeune inconnu Théo Chennahi s'affirme comme joueur de devoir, mais personne ne s'impose à ses côtés. Au cours des trois ultimes rencontres, trois joueurs différents ont défilé au même poste : Everson, Khalil Fayad et même Becir Omeragic, couteau suisse de luxe. "Je cherche des solutions, des formules et des complémentarités selon la situation du moment. J’ai quatre défenseurs centraux de qualité dont deux (Omeragic et Mouanga) peuvent jouer au milieu", éclaire Camara.

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Ce milieu est la part manquante qui triture les méninges de Zoumana Camara depuis l’aube de la saison. La paire Omeragic-Mouanga, formée au cours des cinq journées initiales, a fait long feu. Mimétisme des styles, influence insuffisante dans le jeu : ce duo bancal a ouvert la porte à la titularisation d’Everson. Le jeune gaucher (21 ans), débauché à Ajaccio, a enchaîné les rencontres sans pleinement convaincre Camara, qui n’a pas hésité à le remplacer après une demi-heure devant Nancy pour apporter plus d’impact offensif.

Des essais variés mais insuffisants

Khalil Fayad (21 ans), dépossédé du poste de meneur de jeu par Téji Savanier, a pris un relais flamboyant mais éphémère dans un rôle hybride de relayeur, entre milieu défensif et milieu offensif. Par nature, le Franco-Marocain privilégie le jeu au sens du devoir et restaure des réflexes anciens, peu compatibles avec l’exigence de Camara, loin des nécessités de certains matchs comme ceux face à Rodez ou Annecy. Quand Camara n’obtient pas ce qu’il veut, à l’image du nul frustrant à Clermont (1-1), il s’appuie sur la variété de son effectif pour se faire entendre et s’appuie presque contre son gré sur Omeragic, qu’il hésite à déplacer de l’axe central.

Des choix dictés par l'équilibre

"Le choix est fait selon la force et l’équilibre que je veux donner à mon équipe. Et je tiens compte de temps en temps des particularités de l’adversaire", précise Camara. Tenace, il rappelle : "Maintenant, c’est évident que si j’avais un milieu défensif un peu plus expérimenté dans ce rôle, ça pourrait m’aider". Les uns et les autres ont deux mois devant eux pour finir de grandir. À défaut, Camara pourrait finir de construire son équipe avec l’apport d’un renfort pour charpenter sa colonne vertébrale et avancer par-delà sa fameuse "reconstruction".

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