Coupe du monde 2026 : Mbappé et Olise renversent le Sénégal, Dembélé déçoit
Mbappé et Olise renversent le Sénégal, Dembélé déçoit

Si l’équipe de France s’est sortie d’un très mauvais pas contre le Sénégal, c’est aussi grâce au réveil de ses leaders offensifs, Kylian Mbappé et Michael Olise en seconde période. Mais défensivement, les Sénégalais ont révélé les lacunes redoutées.

Les notes des Bleus

Maignan 4

Le portier des Bleus s’était fait des frayeurs, sauvé notamment par son poteau (25e) et pas toujours serein sur quelques relances. Mais il avait échappé à l’erreur. Jusqu’à la réduction du score sénégalaise, sur laquelle il n’est pas exempt de tout reproche.

Koundé 4

Comme les Bleus, il a manqué d’impact en première période. Son premier ballon mal maîtrisé a donné le ton d’une première période sans assez de prises de risque ou de projection. Et quand il y parvenait, son centre était bien trop mal ajusté. Plus problématique, il a aussi laissé Olise défendre seul sur Mané sur une situation très chaude. Mais il s’est enfin libéré lors du second acte, trouvant notamment l’ailier du Bayern Munich sur une belle ouverture depuis le cœur du jeu (53e).

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Saliba 5

Son dos le faisait souffrir mais il a tenu sa place. Auteur d’un joli tacle sur Sarr (52e) dans une position risquée, il a affiché une sérénité dont les Bleus avaient bien besoin.

Upamecano 6

Le roc des Bleus, sans contestation et sans surprise. Dès les premières secondes, il a imposé sa vitesse et sa présence physique, reprenant Ismaïla Sarr au sprint (7e). Seul Jackson (25e) l’a véritablement pris en défaut. Sans conséquence pour une partition pleine.

Th. Hernandez 3

La faille était identifiée, il n’a d’abord rien fait pour faire mentir les plus inquiets. Ismaïla Sarr l’a fait souffrir le martyre sur quasiment chaque accélération et a mis en lumière les carences défensives de l’ancien Milanais. Mais il a affiché un visage plus solide en seconde période, jusqu’à être pris sur le but sénégalais.

Tchouaméni 4

Dans ce 4-2-3-1 aligné par Deschamps, avec quatre vrais joueurs offensifs, la grande question tournait autour de l’entrejeu. Les Bleus ont souffert lors des 45 premières minutes et Tchouaméni en particulier. Le Madrilène a parfois donné l’impression d’être perdu, ou trop seul, face aux milieux sénégalais. Si cela s’est arrangé dans la bonne période tricolore, il a aussi failli marquer contre son camp en toute fin de match (90e + 10).

Rabiot 6

Comme Tchouaméni, il a peiné dans ce double pivot, se cherchant. Très excentré à gauche en phase offensive, il a néanmoins été l’un des rares Bleus de la première période à impulser un pressing. Et il a finalement pris totalement l’ascendant ensuite, avec notamment cette ouverture idéale pour le second but français et Barcola (82e).

Olise 7

À l’image des Bleus, il a été absent avant d’être lui-même et de monter en température. Parfois nonchalant, il n’avait ni osé ni apporté en première période, comme lorsqu’il avait lâché totalement Sadio Mané (45e + 6). Mais il s’est lâché et enfin mis en évidence une fois replacé en position de meneur. Après la pause, le Michael Olise du Bayern Munich était enfin là et on n’a plus vu que lui, ou presque, avec un face-à-face perdu (53e) puis une récupération pour lancer Mbappé (54e). Et, surtout, cette passe lumineuse pour Mbappé et l’ouverture du score. Avant de glisser encore le ballon à son capitaine sur le 3e but.

Dembélé 3

Il a d’abord dû redescendre très bas toucher le ballon et a cherché à organiser le jeu. Auteur du premier tir français (18e), il a été l’un des seuls à passer ses dribbles mais, comme ses partenaires, il a trop manqué de précision. Et quand il a laissé les clés à Olise, tout ou presque a changé. Un match qui ne chassera pas les débats autour de lui. D’autant plus que son remplaçant, Bradley Barcola, a marqué deux minutes après son entrée (82e).

Doué 4

En première période, il n’a pas su provoquer, ou maladroitement, et a traversé les 45 premières minutes très loin de son niveau, éteint par Krépin Diatta. Il a mieux repris ensuite, avec une bonne frappe (47e) ou un tir sur Mendy (74e). Quand il avale les espaces, tout va mieux. Remplacé par Cherki (87e).

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Mbappé 7

Son dernier match de Coupe du monde avait été un récital, avec un triplé contre l’Argentine. Quatre ans après cette finale, il en a longtemps été très loin avec un déchet technique très inhabituel. Cela aurait pu coûter cher, avec une perte de balle qui a débouché sur le poteau sénégalais (25e). Le capitaine tricolore a également perdu son duel avec Mendy (54e), le genre de situations qu’il ne laisse généralement pas passer. Frustré par un penalty revu mais refusé par la VAR (59e), il aurait pu totalement sombrer. Il a finalement surgi au bon moment pour reprendre l’offrande d’Olise, balayant ce qui ressemblait à un très mauvais jour. Et finit par une entrée dans l’histoire des Bleus. Du pire au meilleur, comme l’équipe de France face au Sénégal.