Moha La Squale condamné à deux ans de prison pour violences
Moha La Squale condamné à 2 ans pour violences

Le rappeur Moha La Squale, de son vrai nom Mohamed B., a été condamné, mardi 8 août, à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris pour des violences commises sur deux femmes. Il lui est également interdit de paraître à Paris pendant cinq ans, ainsi que de détenir une arme pendant dix ans. Le tribunal a en outre ordonné son incarcération immédiate.

Des faits de violences répétés

Les faits reprochés au chanteur de 29 ans se sont déroulés entre 2019 et 2021. Selon l'accusation, il aurait frappé, séquestré et menacé deux de ses ex-compagnes. L'une d'elles, Élise, avait porté plainte en 2020, dénonçant des violences physiques et psychologiques. L'autre, Mathilde, avait également témoigné de violences subies.

Lors de l'audience, qui s'est tenue les 4 et 5 juillet, le rappeur a contesté les faits, évoquant des relations « conflictuelles » mais niant toute violence. Ses avocats, Mes Jean-Marc Fedida et Cloé Gaussen, avaient plaidé la relaxe, estimant que les témoignages des plaignantes manquaient de cohérence.

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Une peine conforme aux réquisitions

Le parquet avait requis trois ans de prison, dont un an avec sursis. La peine prononcée, deux ans ferme, est donc légèrement inférieure aux réquisitions. Le tribunal a également ordonné un suivi socio-judiciaire de trois ans, avec une obligation de soins.

Cette condamnation intervient dans un contexte de prise de conscience accrue des violences faites aux femmes. Selon le ministère de l'Intérieur, en 2022, 118 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Les associations féministes saluent une décision « juste » mais rappellent que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles doit se poursuivre.

Un artiste déjà connu pour des affaires de violences

Ce n'est pas la première fois que Moha La Squale est confronté à la justice. En 2019, il avait été mis en examen pour des violences sur une autre femme, mais cette affaire avait été classée sans suite. Il a également été condamné en 2017 pour des violences sur un agent de sécurité.

Son avocat, Me Fedida, a annoncé son intention de faire appel de cette décision. « Nous allons interjeter appel car nous considérons que la décision n'est pas fondée », a-t-il déclaré à l'issue du jugement.

Réactions et impact

Cette condamnation a des répercussions sur la carrière du rappeur, qui avait connu un succès avec des titres comme « Ma belle » ou « J'ai mal ». Ses concerts sont annulés ou reportés, et son label a suspendu toute promotion. Les réseaux sociaux se sont enflammés, certains soutenant le rappeur, d'autres saluant la décision de la justice.

Pour les associations de lutte contre les violences faites aux femmes, cette condamnation envoie un signal fort. « C'est une victoire pour les victimes, mais il ne faut pas oublier que la majorité des violences ne sont pas dénoncées », a commenté une porte-parole de l'association #NousToutes.

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