Maxime Lucu, capitaine de l'UBB, savoure son titre à Bilbao devant sa famille
Maxime Lucu savoure son titre à Bilbao devant sa famille

Le capitaine et homme du match, presque dans son jardin samedi en finale, a pu compter sur un soutien sans faille et des proches venus par dizaines. Il a pris tout son temps, s'est offert un bain de foule avec les United, a tendu les biceps, maillot de l'Athletic sur la tête, donné quelques selfies et même pris la pose avec sa petite-cousine Louise, dans les bras. Il aurait voulu l'étirer un peu plus ce temps, faire un tour dans les gradins, si cela lui avait été permis. Le Basque Maxime Lucu était comme dans son jardin ce samedi à San Mamés.

Une deuxième Coupe d'Europe devant la famille

Une deuxième Coupe d'Europe dans la besace, devant la famille. « Ce titre-là, a-t-il dit quelques minutes plus tard en conférence de presse, il est plus beau puisqu'acquis au Pays basque. » Et pendant la finale remportée dans les largeurs face au Leinster, on l'a vu plusieurs fois zieuter vers certains endroits dans les tribunes où il était encore un peu plus admiré que d'autres. « Lucu ! Lucu ! Lucu ! » À Chaban, on connaît l'incantation animale qui descend régulièrement des virages. À Bilbao, l'international français avait aussi son clan, disséminé à plusieurs portes du stade.

Un bus familial depuis Saint-Pée-sur-Nivelle

Des proches lui avaient déjà rendu visite dès le vendredi, veille de la finale. Un bus regroupant une trentaine de membres de sa famille est également parti de Saint-Pée-sur-Nivelle le samedi matin. S'il n'y avait pas eu un mariage, sa bande de potes d'enfance, ceux qui s'écharpent parfois entre l'Athletic Bilbao et la Real Sociedad, aurait aussi été de la partie. Mais sa famille est déjà bien grande. « Du côté paternel et de notre grand-père, il y a eu onze frères et sœurs, les cousinades sont nombreuses ! », livre un cousin.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Lors de la demi-finale de Champions Cup, à Bordeaux face à Bath, son grand-père de 98 ans était dans les travées. À l'autre bout de la chaîne, la petite-cousine Louise, casque sur les oreilles, vient régulièrement à « Chaban ». Pour Bilbao, le capitaine avait réservé le maximum de places. Jouer devant les siens lui a certainement donné un surplus de motivation… « Que la famille soit là en nombre, cela a dû la décupler, c'est certain », estime Mikel Guerendiain, son cousin « fier » comme tout de ce nouveau titre et de la prestation familiale.

« Il a toujours rassembleur »

Son aîné d'un peu plus de dix ans, ancien deuxième ligne, porte un regard tendre sur le Maxime devenu très grand mais qui « reste le même » : « Il a toujours été rassembleur, tout en étant discret. Et dans la compétition, il est capable de faire lever tout un groupe. Dans la famille, cela va dans le même sens. Il n'en fait pas des caisses mais il est là. Il a toujours un petit mot pour chacun. Quand il vient à Saint-Pée, malgré ses sollicitations, il passe nous voir. Sa famille est un levier. »

À l'autre bout du stade, on croise un ami d'enfance, encore un peu chamboulé par l'exploit, qui raconte un copain resté simple. Celui qui trimbale une chaussette aux couleurs de Saint-Pée-sur-Nivelle nouée à son sac et une tunique de son club formateur parfois à l'intérieur, a reçu un maillot de l'Athletic Bilbao cette semaine avant la finale. « Cela lui a fait quelque chose, il m'a envoyé un message, il était ému ». Samedi, il se l'est mis sur la tête, souriant à pleines dents, heureux comme un gamin.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale