Max Massel : « Le bouclier, je vais en parler jusqu'à la fin de ma vie »
Max Massel : « Le bouclier, je vais en parler jusqu'à la fin de ma vie »

Le 5 juillet dernier, le Club athlétique raphaëlo-fréjusien (Carf) a décroché le titre de champion de France de Fédérale 3, une première dans son histoire. Au cœur de cette épopée, Max Massel, deuxième ligne de 41 ans, a disputé son dernier match en carrière et offert au club qui l'a vu naître son premier bouclier. Vingt ans plus tôt, en 2008, il avait déjà participé à la seule autre finale du Carf, perdue face à Cannes-Mandelieu.

Un parcours de fidélité et de passion

Max Massel a commencé le rugby à l'école du Carf et n'a jamais vraiment quitté le club, à l'exception d'un passage au RC Draguignan la saison précédente. « Je sentais que le club où je voulais finir, c'était le Carf », explique-t-il. « Ils étaient dans une situation délicate (relégation administrative, Ndlr) et finalement toutes les planètes se sont alignées. » Son retour a coïncidé avec la descente en Fédérale 3, mais aussi avec la conquête du titre.

Une finale sous le signe de l'émotion

Avant la finale, Massel avoue avoir repensé à celle de 2008. « J'ai vu tous les mecs avec qui j'avais perdu cette finale dans les tribunes, mais grâce à l'expérience j'ai pris beaucoup de recul. Depuis quelque temps, chaque match, pour moi, c'est le dernier. Donc là, je me suis dit : 'Je vais vraiment m'éclater et profiter.' »

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Le titre a une saveur particulière pour lui : « C'est énorme, c'est vraiment énorme. Ce club le mérite, il n'y a que des mecs bienveillants. Surtout cette année, avec un staff et un président exceptionnels qui nous ont mis dans les meilleures conditions. » Il rend également hommage aux joueurs qui ont maintenu le club en Fédérale 2 durant les années difficiles, aux bénévoles et aux supporters.

Le bouclier, symbole d'une famille

Interrogé sur le moment où il a réalisé qu'il était champion, Massel répond : « Quand j'ai compris que ce groupe-là sera soudé à vie. On s'est déjà dit que dans dix ans on se retrouvera, et même avant, et que lorsqu'on aura besoin de se revoir on sera là les uns pour les autres. À ce moment-là, lorsqu'on soulève le bouclier, j'ai compris : on est une famille, ces mecs-là, ce sont tous mes frères. »

Il ajoute : « Déjà lorsqu'on gagne le match de la montée (en 16e de finale), c'était énorme, je pouvais m'arrêter là. Mais alors le bouclier, je vais le raconter jusqu'à la fin de ma vie à tout le monde. »

Un dernier message de remerciement

Pour conclure sa carrière, Massel tient à remercier sa femme : « Elle a supporté tous ces entraînements, les déplacements, les week-ends où elle me laissait vivre ma passion et s'occupait merveilleusement de nos trois enfants. Donc un grand merci à elle. » Il adresse aussi sa gratitude à tous ceux qui l'ont accompagné : « Merci à tous ceux avec qui j'ai joué, entraîneurs, joueurs, dirigeants, présidents. J'ai vraiment pris du plaisir à les côtoyer, que ce soit au Carf, au Rocher et à Draguignan. Merci à eux, je les kiffe. »

Le président salue un titre historique

Le président du Carf, Gérard Delli-Zotti, a exprimé sa fierté : « C'est très beau ce qu'ils ont réalisé. Je suis très fier de cette équipe et fier d'avoir réussi notre vrai pari, qui était de travailler avec un maximum de jeunes du cru, d'avoir su fédérer les bénévoles et d'avoir rendu heureux toutes les personnes qui aiment ce club. Le Carf est revenu à la place à laquelle il doit être et par la grande porte. »

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