Le 17 juillet 2026, la chanteuse Mathilda foulera la scène du Palais des Festivals de Cannes en première partie de la star internationale Chris Isaak. Pour cette native de Cannes, l'événement revêt une dimension particulière. « Depuis toute petite, j’assiste à des concerts au Palais des Festivals. Je suis ravie d’être à mon tour sur cette scène », confie-t-elle.
Un lien fort avec Cannes et la mer
Née à Cannes, Mathilda conserve un lien indéfectible avec la région. « J’essaie de venir une fois par mois, ça me manque vite. J’ai aussi un rapport fort avec la mer, j’ai besoin de la voir », explique-t-elle. Ce concert lui permettra de proposer des versions plus intimistes de ses titres, adaptées à la configuration assise et numérotée du Palais. « On va pouvoir interpréter des morceaux qui nécessitent une plus grande qualité d’écoute », ajoute l'artiste.
Un univers pop cinématographique
Mathilda, qui a collaboré avec Christophe, Julien Doré et le rappeur Dinos, prépare un nouvel EP prévu pour fin octobre 2026. Sa musique, qu'elle définit comme « pop cinématographique mélancolique avec des touches french touch », est le fruit d'un travail avec le pianiste et réalisateur Augustin Charnet, connu dans le milieu du rap. « On s’est nourri de plein de choses. J’aime autant le rap que la variété française, les musiques de films ou la pop internationale », précise-t-elle.
De la moquerie à la singularité vocale
Plus jeune, sa tessiture particulière lui a valu des remarques. « On se moquait un peu, en disant que j’avais une voix de garçon. J’ai une voix plutôt basse, je suis alto et soprano, alors à la chorale, on me mettait avec eux », se souvient-elle. Au collège, elle apprend la basse et écrit ses premiers morceaux. « On dit des choses de façon claire et lisible dans une chanson, qu’on n’oserait pas dire dans une conversation classique », confie-t-elle.
Un projet audiovisuel ambitieux
À 30 ans, Mathilda donne vie à « Hôtel Hilbert », une série musicale dont chaque épisode illustre un morceau. Tourné comme un court-métrage, ce projet décalé met en scène l'artiste Cali dans le rôle du réceptionniste. « Il a le cœur sur la main », dit-elle. Réalisatrice, scénariste et actrice, elle nourrit l'ambition de faire un film un jour. « Le live est vraiment ma partie préférée. Je prends de plus en plus goût à rencontrer les gens », conclut-elle.



