Lorsqu'une spéciale du Trèfle Lozérien AMV est organisée au village, c'est jour de fête. Illustration samedi 6 juin 2026 à Saint-Alban-sur-Limagnole, en Lozère.
Un événement très attendu
La buvette est en place, les frites sont prêtes à cuire. Le public est déjà nombreux, à 9 heures à peine passées ce samedi matin 6 juin 2026. "Regardez le temps qu'il fait, c'est une journée parfaite", sourit David Lafage, le président du comité des fêtes. Les bénévoles de son association ont rejoint ceux des deux associations de parents d'élèves du village pour la venue du Trèfle Lozérien AMV.
Le maire, casquette sur la tête, est tout sourire : "Pour nous, accueillir le Trèfle, c'est très important. Je l'attendais depuis un moment ! L'année dernière, je l'avais demandé trop tard, mais cette fois on y est !" Un rendez-vous d'autant plus symbolique en cette 40e édition de l'enduro lozérien.
Un moment de rassemblement
Emilien Berthuit, pour l'association des parents de Saint-Régis, et Fabrice Meyrand, pour celle de l'école Paul-Eluard, sont côte à côte derrière le comptoir. Pas de concurrence ici ! Ils sont au diapason : "C'est une belle manifestation pour le village, un moment de rassemblement. Et les gens y sont attachés."
"Dans les années 80-90, se souvient Samuel Soulier, tous les jeunes avaient une moto. Ensuite ça a un peu disparu, et maintenant ça repart." Il faut dire que le territoire s'y prête. "Nous avons des chemins faits pour, expose le maire. Je l'ai fait mettre sur l'affiche : la moto, la biodiversité, les terres agricoles : l'important, c'est de partager et de respecter l'espace."
Les jeunes du village aux premières loges
Dans le public, les locaux côtoient les curieux venus de plus loin, les inconditionnels de l'épreuve, les familles et amis qui suivent et encouragent un des leurs. Ce groupe d'ados du village n'a pas raté l'occasion. "Pour une fois qu'il se passe quelque chose ! En plus il fait beau !" Loan, Yannick, Noam, Louen, Lorick, Hugo et les autres ne ratent pas une miette de la course. Ils sont d'autant plus chanceux que cette spéciale se fait en départ en ligne. Spectacle garanti !
Les huit premiers à s'élancer sont en tête de l'épreuve. On commente, on compare, on encourage. "Nous, on connaît Killian Lunier !" Le Lozérien a ses supporters. Mais les locaux attendent aussi cinq des leurs qui courent le Trèfle cette année.
Sabrina Savajols, elle, est venue de Balsièges. Son favori, bien sûr, c'est son mari, le numéro 146. Wyatt porte la pancarte pour encourager son père. Toute la famille est par là. La jeune femme est une habituée du Trèfle, elle va chaque année le voir passer, souvent sur une spéciale de la Vabre, à Mende. "Cette année, je vais tout suivre ! Mon mari a voulu se lancer pour les 40 ans. C'est la première fois qu'il le fait !" Pour Ludovic, pas d'enjeu de résultat. Mais le plaisir d'avoir pu participer, aux côtés de champions, à l'édition anniversaire d'une épreuve mythique.



