Les emblèmes des prochains Jeux olympiques et paralympiques d'hiver, qui se dérouleront en 2030 dans les Alpes françaises, sont dévoilés ce jeudi à Briançon, ville la plus méridionale de ce projet ayant connu de profonds remaniements géographiques.
Un événement populaire et festif
Selon le comité d'organisation (Cojop), les emblèmes « inspirés par la lumière qui façonne nos montagnes, incarneront l'identité d'un territoire, son énergie et son ambition collective » et donneront « un visage à ces Jeux ». L'événement, organisé en fin d'après-midi au Parc des Sports de Briançon, se veut « populaire et festif ». Des athlètes de renom seront présents aux côtés des officiels, notamment le nageur Florent Manaudou, la para-athlète Nantenin Keïta et la snowboardeuse Chloé Trespeuch.
Une première historique
Le Comité paralympique et sportif français (CPSF) souligne que « pour la première fois dans l'histoire des Jeux », deux emblèmes complémentaires seront proposés, représentant respectivement les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques.
Le contexte des remaniements
Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes Côte d'Azur, avait déclaré début juin : « J'espère qu'ils vous plairont. Nous pourrons être fiers de notre pays, fiers pour notre région, fiers pour tous ceux qui y habitent, et tristes pour Nice et les Niçois. Mais c'est ainsi la vie. » La région Paca a en effet perdu le pôle de glace (hockey, patinage, curling et short-track) prévu dans la Baie des Anges, rapatrié à Lyon après le refus du nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, d'installer une patinoire temporaire dans le stade de football de la ville.
Briançon, seul représentant du sud
Amputée de ces épreuves qui devaient représenter environ 60 % de la billetterie totale, la région sud ne sera représentée que par le pôle briançonnais, où se dérouleront les épreuves de ski freestyle et de snowboard à Montgenèvre et Serre-Chevalier. Briançon, qui accueillera un village des athlètes, est donc un choix symbolique pour le dévoilement des emblèmes. Le reste des épreuves se répartira entre la Savoie, la Haute-Savoie, Lyon et sa métropole.
Un projet en turbulence
Cette étape vise à concrétiser le projet Alpes 2030, qui a connu des turbulences depuis la création de son comité d'organisation en février 2025 et la nomination à sa tête de l'ex-champion olympique de ski de bosses, Edgar Grospiron. Les parties prenantes doivent boucler en juin la carte des sites olympiques et paralympiques. Après le repli de Nice vers Lyon, il reste à répartir les épreuves de glace au sein de la métropole lyonnaise, et à déterminer quelle station, entre Méribel et Val d'Isère, organisera une partie des compétitions de ski alpin aux côtés de Courchevel. Les lieux pour le programme paralympique (La Clusaz et Courchevel pour le ski, Lyon pour la glace) doivent également être formalisés.



