Jean-Bernard Reboul : « C'est une fierté et un honneur » d'entraîner Atlas Paillade
Jean-Bernard Reboul : une fierté d'entraîner Atlas Paillade

Quelques jours après sa nomination à la tête de l'AS Atlas Paillade (National 2), Jean-Bernard Reboul s'est confié sur son état d'esprit, ses ambitions et le projet du club montpelliérain. Le technicien de 25 ans d'expérience retrouve un banc national après une année d'inactivité, qu'il qualifie de « première fois » depuis ses débuts d'entraîneur.

Un retour motivé par l'envie de management

« C'est une fierté et un honneur », déclare Reboul, qui se dit « très reconnaissant envers Mahfoud Benali et Sandryk Biton ». Il avait déjà animé quelques séances cette saison, ce qui lui a permis de « voir le potentiel du groupe ». L'entraîneur insiste sur le mérite des joueurs et du staff dans la montée en National 2 : « Qu'ils restent ou qu'ils partent, le mérite leur revient entièrement. »

Interrogé sur ce qui lui a le plus manqué durant son année sans club, Reboul répond : « Le management d'un groupe et tout ce que l'on peut créer avec. Dans la vie, tout est question de management. Donner et recevoir, c'est vrai dans le foot comme dans la vie. » Il ajoute que le sport est « un magnifique levier » pour générer des émotions, à travers les victoires, les défaites et la préparation.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Excitation plutôt que pression

Plutôt que de la pression, Reboul ressent « de l'excitation » face au défi. « J'ai hâte d'y être et de commencer », confie-t-il. Il mesure la confiance que lui accordent les dirigeants : « Pour Mahfoud et Sandryk, ce club, c'est leur bébé. Ils me confient quelque chose et ma mission est d'y arriver. Je leur ai promis de tirer le meilleur du groupe que j'aurai à ma disposition. »

L'entraîneur affiche des ambitions mesurées mais réelles : « Le club est ambitieux et je le suis aussi. Je ferai tout pour aller le plus haut possible. » Il précise que la seule interrogation concerne « l'endurance dans la performance » dans un championnat exigeant où il faudra « se dépasser chaque week-end ».

Un programme de reprise déjà calé

La reprise est fixée au 15 juillet, avec un premier match amical face à la réserve de l'Olympique Lyonnais. Reboul prévoit également des journées de cohésion : « C'est capital que les mecs soient soudés et liés entre eux. Il faut que l'on ait tous confiance en nous. » Il nuance toutefois : « Il ne faut pas brider l'individu. On ne peut pas tout régler par des passes dans le football. Au sein du collectif, il faut que les individualités puissent s'exprimer. »

Un ancrage local fort

« Je vais entraîner en National 2 à 15 kilomètres de chez moi, c'est une chance énorme », souligne Reboul, qui a grandi dans le quartier de la Paillade. Il se souvient : « Quand j'étais à Mermoz, je séchais les cours pour aller voir s'entraîner Julio César. C'est une fierté et un honneur pour moi d'incarner le deuxième club de la ville et de défendre les couleurs de Montpellier. »

Il arrive accompagné de son fidèle intendant André Oliva.

Sandryk Biton mise sur l'expérience

Sandryk Biton, directeur sportif du club, justifie ce choix : « Nous avons voulu apporter un peu plus d'expérience par rapport à son vécu pendant plusieurs saisons à Agde en N3. Jean-Bernard, c'est une personne que je connais bien et avec qui j'avais déjà travaillé à Sète. Comme pour Geoffrey Dernis, ce sont des personnes avec qui nous sommes avant tout des amis. C'est important de travailler avec des gens en qui l'on a confiance. »

Biton ajoute : « Je connais ses qualités d'entraîneur, de combattant et sa minutie au quotidien. J'espère qu'il permettra au club de franchir un nouveau palier pour nous maintenir à ce niveau dans un premier temps. Et pourquoi pas aller chercher quelque chose de plus grand par la suite. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale