Masculinisme mort au festival de journalisme : les féministes comptent leurs victoires
Masculinisme mort au festival de journalisme : victoires féministes

Le masculinisme est-il en train de mourir ? C’est en tout cas ce qu’ont affirmé plusieurs intervenantes lors du Festival international du journalisme, qui s’est tenu du 8 au 11 juillet 2026 à Couthures-sur-Garonne. Lors d’un débat intitulé « Féminisme : les victoires d’un mouvement », des journalistes et militantes ont dressé un bilan des avancées récentes, tout en appelant à la vigilance.

Un mouvement en repli

Selon une étude présentée par la sociologue Marie Duru-Bellat, le nombre de contenus masculinistes en ligne a chuté de 34 % entre 2024 et 2026. « Les discours virulents anti-féministes perdent en visibilité, notamment sur les réseaux sociaux où les modérateurs sont plus réactifs », a-t-elle expliqué. Cette baisse s’accompagne d’une augmentation des signalements et des condamnations pour propos sexistes.

La journaliste indépendante Camille Poisson, spécialiste des questions de genre, a souligné que « les masculinistes ont perdu la bataille culturelle » en France. Elle a cité l’exemple de la loi du 3 mars 2026 renforçant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, qui prévoit des peines alourdies pour les discours haineux en ligne. « Cette loi a déjà permis de condamner une vingtaine de masculinistes influents », a-t-elle précisé.

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Des victoires concrètes

Parmi les succès énumérés, les intervenantes ont mis en avant l’augmentation de 22 % du nombre de femmes élues aux élections municipales de 2026, grâce à la loi sur la parité renforcée. « Nous voyons les fruits de décennies de lutte », s’est réjouie la députée écologiste Sandrine Rousseau, présente au festival. Elle a également rappelé l’adoption de la mesure obligeant les entreprises à publier leurs écarts de salaires, qui a réduit l’écart salarial de 5 points en deux ans.

Cependant, les militantes ont mis en garde contre un excès d’optimisme. « Le masculinisme n’est pas mort, il mute », a averti la militante associative Fatima Benomar. « Il se déplace vers des forums privés et des espaces cryptés, où il est plus difficile à contrer. »

Un festival engagé

Le Festival international du journalisme, qui a accueilli plus de 15 000 visiteurs cette année, a consacré plusieurs débats aux questions de genre. « Nous avons voulu montrer que le journalisme peut être un outil de lutte contre les inégalités », a déclaré la directrice du festival, Anne-Sophie Novel. Des ateliers pratiques ont été organisés pour apprendre aux jeunes journalistes à détecter les discours masculinistes et à les contrer.

En conclusion, les intervenantes ont appelé à ne pas relâcher la pression. « Chaque victoire est fragile, mais elle montre que le combat paie », a conclu Camille Poisson.

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