L'humoriste Paul Mirabel, qui a grandi dans la métropole montpelliéraine, se produira le 23 juillet aux arènes de Palavas-les-Flots, quelques mois après avoir rempli la Sud de France Arena de Montpellier. Dans un entretien accordé à Midi Libre, il évoque un rendez-vous chargé de souvenirs, l'atmosphère particulière des spectacles en plein air et la reprise de sa tournée après une pause estivale.
Un spectacle estival aux arènes
Interrogé sur le changement de cadre entre la Sud de France Arena et Palavas, Mirabel explique : « Ce sera forcément un peu différent. Quand je suis passé à Montpellier, j'étais en pleine tournée. Là, j'ai fait une pause de trois mois, donc je serai peut-être dans un autre état d'esprit. Et puis ce sera en pleine saison estivale. Je pense que ce seront des dates un peu particulières. »
L'humoriste confie son amour pour les spectacles en plein air : « Je ne l'ai pas fait énormément, mais les quelques fois où c'était le cas, j'ai adoré. Déjà parce qu'en plein mois de juillet, il fait bon et il y a une ambiance particulière. On ressent quelque chose qu'on ne retrouve pas dans une salle fermée. Parfois, il fait encore jour quand on monte sur scène, c'est agréable. Le public de juillet, en bord de mer, est aussi dans une ambiance de vacances. »
Un retour aux sources chargé d'émotion
Pour Paul Mirabel, jouer à Palavas est presque un retour à la maison. « Palavas, c'est vraiment mes premières vacances, mes premières classes vertes, à l'école primaire puis au collège. J'y suis allé très souvent. Les dates se sont ajoutées un peu après dans la tournée, donc je n'aurais jamais imaginé y jouer. Je suis très heureux de quasiment terminer ce spectacle tout près de l'endroit où j'ai grandi. Peut-être que je serai en short, qui sait ? »
À Montpellier, il était monté sur scène avec un maillot du MHSC. Pour Palavas, il n'exclut pas une tenue encore plus estivale : « Je n'ai pas encore anticipé. Ça dépendra de la chaleur. Et puis, je vous avoue que le spectacle est resté en pause pendant trois mois, donc il va déjà falloir remettre les gants. Peut-être que la tenue changera. Peut-être que je serai en short, qui sait ? »
La reprise après une pause de trois mois
Après trois mois sans jouer, Mirabel compare le stand-up au sport : « Je pense que le stand-up, c'est vraiment comme le sport. Si on arrête deux semaines, on est déjà moins fluide. Heureusement, j'aurai rejoué avant Palavas. Mais ces quelques dates estivales, un peu exceptionnelles, donneront sans doute une couleur différente au spectacle par rapport à ce que je faisais pendant la tournée. »
Improvisation et sincérité sur scène
Malgré son apparente décontraction, Mirabel laisse peu de place à l'improvisation : « Il y en a un peu. Ça me permet d'avoir un spectacle qui change légèrement chaque soir. Mais, objectivement, cela représente peut-être 3 % du spectacle. C'est une petite récréation qui fait plaisir au public et qui me fait plaisir aussi. »
Interrogé sur l'abandon de sketches, il précise : « Un sketch entier, non. Un sketch de sept ou huit minutes, c'est un long processus. Je me serais rendu compte bien avant qu'il ne me correspondait pas. En revanche, une blague, oui. Ça arrive d'avoir une idée et de comprendre qu'elle n'est finalement pas bonne. Je pense que c'est fréquent dans tous les processus créatifs. »
Entre personnage et vie privée
Sur la différence entre son personnage scénique et sa vie personnelle, Mirabel affirme : « J'essaie vraiment de faire une différence entre le spectacle et ma vie privée. Je préfère qu'on parle de mon spectacle que de ma vie privée. En revanche, j'essaie d'être le plus sincère possible sur scène et de raconter des choses qui sont importantes pour moi. Le spectacle parle d'amour, mais je préfère ne pas laisser place aux interprétations concernant ma vie personnelle. »
Nouvelles expériences et regards sur le passé
Présent au Grand Prix de Monaco, il confie : « J'ai peut-être donné cette impression, mais c'était une première. J'étais surtout content d'être là. Après une grosse tournée, ça fait du bien de vivre d'autres expériences. » Interrogé sur les blagues autour de la Formule 1, il répond : « Oui. J'avais d'ailleurs fait une petite chronique sur la Formule 1 il y a quelques années sur France Inter. »
À la question de ce que dirait le Paul Mirabel de 18 ans en le voyant aujourd'hui, il répond : « Il dirait que ce n'est pas possible. Mais peut-être qu'avec du travail, de la résilience, un peu plus de confiance en soi et des rêves plein la tête, on peut finir par se retrouver là. »
Présence des proches
Quant à la présence de sa famille et de ses amis à Palavas, il lance avec humour : « Ils ont déjà vu le spectacle trois fois, donc je pense que ça leur fera du bien de ne pas être là ! (rires) Mais quand je joue près de chez moi, il y a toujours quelques amis proches et un peu de famille. Même s'ils l'ont déjà vu plusieurs fois, je pense qu'ils reviendront une dernière fois. »
Le spectacle est prévu le jeudi 23 juillet à 21 h 30 aux arènes, avenue de l'Abbé-Brocardi, Palavas-les-Flots. Tarifs : 49 et 59 €.



