Hockey sur glace : trois héros de 2010 prêts à revivre la montée avec Toulon
Hockey : trois héros de 2010 prêts à revivre la montée

Seize ans ont passé, mais certains souvenirs restent gravés à jamais. À Toulon, trois joueurs font partie de l'histoire du club. Emmanuel Anaïs, Thomas Merbah et Willy Autran appartiennent à cette génération qui avait marqué les esprits en atteignant le Carré final, avant de décrocher un titre de champion de France lors de la saison 2009-2010. Ils seront encore de la partie dès vendredi à Wasquehal, parmi les quatre meilleures équipes de la D3 qui vont se disputer la montée.

Une saison parfaite en 2010

En 2010, Toulon avait arraché la montée au terme d'une saison parfaite et d'un Carré final maîtrisé. Richard Brodeur, alors joueur et désormais entraîneur adjoint des Boucaniers, se souvient : « On n'avait pas perdu un seul match. Pas de nul, pas de défaite. On gagne tout. »

Une domination assumée dès le départ. Willy Autran confirme : « On avait le statut de favori. On avait fait une très belle saison, on avait quasiment tout gagné. On arrivait au Carré final avec beaucoup d'ambition. » Direction Orléans pour ce dernier rendez-vous du printemps 2010. Une étape forcément particulière. « On attendait ça avec impatience, pour se tester contre des grosses équipes », poursuit le numéro 10, qui a longtemps été capitaine.

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Mais avec ce statut vient aussi la pression. « On était attendus, il fallait des résultats. » Sur la glace, le groupe toulonnais répond présent. Sérieux, solide, appliqué. « On a très bien entamé le tournoi et on a réussi à garder notre rang jusqu'au bout », raconte Autran. Résultat : trois succès face à Belfort, Orléans et Metz, et un titre de champion de France qui vient récompenser toute une saison.

Une génération construite ensemble

Mais au-delà du résultat, c'est surtout l'humain qui ressort. « On était une bande de copains », insiste Willy Autran. Une génération qui s'est construite ensemble, depuis leurs débuts au club. « Il y avait Manu, Thomas… On se suivait depuis qu'on était petits. Gagner avec eux, c'est ça qui a rendu ce moment encore plus fort. »

Pour Emmanuel Anaïs, l'émotion reste intacte. « C'est le meilleur souvenir depuis que je fais du hockey », confie-t-il. Quinze ans plus tard, les mots sont toujours chargés d'émotion. « Je ne pensais pas revivre un Carré final… Et pourtant ça arrive encore. » Une troisième fois, même, puisqu'il était encore de l'aventure en 2019, comme Thomas Merbah.

Celui-ci dresse d'ailleurs un constat identique et se souvient d'une équipe en mission lors de l'épopée de 2010. « L'année d'avant, on avait déjà atteint le Carré final, mais on n'était pas montés. Là, c'était une revanche », explique-t-il. Une volonté commune, portée par un collectif soudé. « On avait une belle équipe, on s'entendait tous bien. » Et d'ajouter avec le sourire : « Tout s'est bien déroulé, il y avait beaucoup d'émotion… et on a bien fêté ça. »

À l'époque, l'équipe reposait sur un mélange entre garçons du club et renforts extérieurs. « On avait quelques joueurs venus compléter le groupe, mais surtout une grosse base de joueurs formés ici », précise Richard Brodeur. Une identité forte, déjà présente.

Aujourd'hui, les rôles ont évolué

Les jeunes d'hier sont devenus les anciens. Et le Québécois est passé de la glace au banc. Mais l'ADN reste intact. « Ma fierté aujourd'hui, c'est qu'on s'appuie surtout sur des joueurs du coin », souligne-t-il. Une philosophie assumée. « Avec deux renforts de haut niveau, on pourrait aller encore plus loin. Mais ce que font les gars aujourd'hui, c'est déjà énorme. »

Car forcément, les play-offs actuels réveillent les souvenirs. « Cette année, on espère faire pareil », glisse Thomas Merbah. Mais rien n'est jamais écrit. « Souvent, ça se joue à plein de petits détails. »

Le contexte, lui, est différent. « On n'est pas favoris cette fois, plutôt outsiders », analyse Willy Autran. Une position assumée. « Il va falloir répondre présent et montrer la même image qu'en play-offs. »

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Seize ans après, une nouvelle page pourrait s'écrire. Différente, mais avec le même esprit.