Depuis quelques jours, les trois lettres GSS animent les discussions autour du Montpellier Hérault SC. Ce groupement d'investisseurs, majoritairement issus du monde du football, est en négociation pour entrer au capital ou racheter le club à la famille Nicollin. Mais contrairement à certaines rumeurs, le dénouement ne serait pas imminent.
Des négociations en cours, mais pas de deal imminent
Le président Laurent Nicollin a confirmé à L'Équipe que des pourparlers sont en cours, mais a précisé que "ça ne se signera pas demain matin". Une source proche du dossier ajoute : "On n'est pas du tout à 24 ou 72 heures d'un deal. Il faut peut-être compter en semaines avant qu'il y ait une communication officielle."
GSS n'est pas un fonds d'investissement
Contrairement à ce qui a pu être dit, GSS n'est pas un fonds d'investissement classique. Il s'agit plutôt d'un regroupement "d'entrepreneurs, de passionnés" qui partagent des compétences dans différents segments du football. Parmi les noms évoqués, on retrouve un ex-agent, Daniel Karbassiyoon (ex-joueur et analyste d'Arsenal), et surtout Ilkay Gündogan, l'ex-milieu allemand de Manchester City et Barcelone, actuellement à Galatasaray. La source précise que le groupement est plus large et comprend une délégation "à majorité anglaise" avec une forte expérience du football.
Un projet centré sur le territoire et la formation
Les investisseurs auraient été séduits par l'histoire de la famille Nicollin, le territoire montpelliérain et sa communauté de fans. Leur projet ne serait pas axé sur le trading de joueurs, comme certains l'ont suggéré. "Ce n'est pas du tout le modèle", insiste la source. Au contraire, ils misent sur les datas, l'IA et les nouvelles technologies, mais sans en faire une solution magique. Le centre de formation serait au cœur de la stratégie, avec une volonté de faire grandir les joueurs sur le long terme.
Des moyens financiers solides mais pas de casino
La question des moyens financiers reste nébuleuse, mais la source affirme que "la capacité financière n'est pas du tout un sujet pour eux, mais ils ne vont pas investir à perte". Ils n'ont pas de besoin de rentabilité à court terme et rejettent le modèle "casino" qui consiste à acheter des joueurs avec de l'argent non disponible pour les revendre plus cher. L'objectif est d'accompagner le club dans la durée, en s'appuyant sur ses bases solides.
Reste à connaître la structure exacte de l'acquisition et la place future de la famille Nicollin. Mais les investisseurs auraient "les idées assez claires sur ce qu'ils veulent faire". L'avenir du MHSC se dessine, mais il faudra patienter encore quelques semaines avant d'en savoir plus.



